« Un robot doté d’une mémoire pour assister les spationautes de demain »

Grâce aux travaux de chercheurs français, l’humanoïde Nao pourrait devenir un relais du savoir accumulé par les équipages successifs de l’ISS.

Imaginez un robot assistant capable de se souvenir des situations qu’il a vécues, des paroles et des gestes qu’on lui a appris dans un certain contexte, et, ensuite, de les restituer. Voilà ce qu’une équipe de chercheurs de l’Institut cellule souche et cerveau de l’université Claude-Bernard Lyon 1 (CNRS/Inserm) vient de parvenir à faire avec le robot Nao, pour qui elle a développé une mémoire dite « autobiographique ». Grâce à celle-ci, ce petit humanoïde blanc et bleu développé par la société Aldebaran Robotics, d’apparence naïf, est désormais capable d’apprendre des humains, mais aussi de transmettre à d’autres ce qu’on lui a appris.

Pour lui enseigner, rien de plus simple, il suffit de lui expliquer, de lui faire faire ou même simplement de lui montrer chacune des actions individuelles à effectuer dans le cadre d’une procédure donnée. Dans une expérience filmée, l’équipe de chercheurs dirigée par Peter Ford Dominey a notamment appris à Nao comment réparer une carte électronique endommagée.

Lors de la réparation, Nao va donner un simple coup de main au scientifique, en lui apportant, puis en maintenant les différents éléments de la carte. Toutefois, dans le même temps, sa mémoire va enregistrer l’ensemble des actions effectuées pour parvenir à la réparation. Le tout sous la forme d’une vidéo qu’il pourra « rejouer » à d’autres humains confrontés au même type de panne. De plus, le robot sera désormais capable d’assister un réparateur novice tout en répondant à ses questions et en enregistrant de nouvelles informations si la panne s’avère légèrement ou totalement différente. De nouvelles connaissances viendront alors s’inscrire dans sa mémoire pour augmenter son expérience des situations.

Faire le lien entre les équipages de l’ISS

Dans l’immédiat, le système a surtout été pensé pour permettre au robot de faire le lien entre les équipages qui se relaient dans la Station spatiale internationale. Afin que chacun d’entre eux puisse, y compris sans lien avec la Terre, bénéficier de l’expérience des spationautes passés par là précédemment. C’est pourquoi les chercheurs français qui ont présenté leur travaux dans le cadre du 24e symposium international sur les robots et la communication interactive humaine, qui s’est tenu la semaine dernière à Kobe au Japon, ambitionnent maintenant de tester la mémoire du robot Nao en apesanteur. Même si leur découverte pourra à terme aussi bien servir sur la terre ferme.

Sources

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