« Cinq phénomènes que nous ne voyons pas venir et qui pourraient causer la fin de l’humanité ! »

Il y a quelques semaines, se tenait à Paris la COP 21, un sommet rassemblant les chefs d’Etats pour tenter de trouver un accord pour limiter le réchauffement climatique. Nos politiques sont donc sensibles à trouver des solutions pour sauvegarder notre planète. Mais hélas, le réchauffement climatique n’est qu’une des multiples raisons qui pourraient causer la fin de l’humanité. Découvrez quels sont les autres phénomènes tout aussi dangereux mais que nous sommes si loin d’imaginer !

Les supervolcans

Pour débuter, voici un petit rappel sur ce qu’est un volcan. C’est une réserve de magma située dans l’écorce terrestre. Lorsque le volcan entre en éruption, le magma qui s’est accumulé dans la chambre magmatique va s’expulser et s’écouler vers l’extérieur sous différents types d’éruptions. Alors qu’est ce qu’un supervolcan ? La seule différence avec un volcan « classique », réside dans la taille de sa chambre magmatique. Alors qu’un volcan peut recracher au maximum quelques dizaines de kilomètres cube de magma, de son côté, le supervolcan va libérer entre 300 et 1000 kilomètres cube de magma !

Actuellement, pour Yellowstone par exemple, les scientifiques pensent qu’il pourrait contenir 25000 km cube de magma ! Alors quelle serait la conséquence s’il venait un jour à entrer en éruption ? Tout d’abord, les nuées ardentes bruleraient tout sur un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Ces nuages de cendres très denses peuvent atteindre 500°C et une vitesse de 600 km/h. Rien que ça ! Évidement, après leur passage, le paysage ressemblerait à ce que l’on peut voir sur la Lune. Etant donné que les cendres seraient transportées par les courants aériens, il en pleuvrait pendant plusieurs jours. On vous laisse imaginer le paysage apocalyptique !

Outre les conséquences directes d’une éruption, si l’on regarde à long terme, à l’inverse des cendres qui retombent plus ou moins vite, les gaz rejetés par l’explosion vont se répandre dans l’atmosphère et feront barrage à la chaleur solaire et ainsi absorber la chaleur terrestre. Incontestablement, cela aurait un impact sur les températures qui chuteraient et cela entraînerait de mauvaises récoltes menant inévitablement à des famines.

Juste au passage : Yellowstone n’est pas l’unique supervolcan dans le monde. Mais il faut savoir qu’il explose en moyenne tous les 600 000 ans et la dernière éruption a eu lieu il y a … 640 000 ans ! En Europe, il y a également un supervolcan situé à 9 km de Naples et sa dernière éruption remonte à 36 000 ans …

Un astéroïde géocroiseur

Les astéroïdes géocroiseurs sont des astéroïdes relativement proches de notre planète. On les appelle aussi ECA pour Earth-Crossing Asteroids, Astéroïdes croisant la Terre. Le terme de géocroiseurs est un abus de langage puisqu’en réalité, ces objets ne croisent pas l’orbite de la Terre. Ces astéroïdes géocroiseurs font également partie de la même famille que les comètes.

Ces corps célestes ont une taille qui peut varier de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de kilomètres de diamètre. Parfois, ces astéroïdes passent si près de la Terre que la distance est inférieure à 2 fois la distance Terre-Lune. Imaginez si un astéroïde de cette taille venait à s’écraser à la surface de la planète…

Les scientifiques tentent de les détecter et de les dévier. Depuis 1999, ils ont adopté une l’échelle de Torino pour quantifier les risques de collision de ces objets sur la Terre, allant de 0 à 10, avec 10, collision quasi-certaine et 0, aucun risque. Dernièrement, des chercheurs russes ont été chargés de concevoir une technologie à base d’explosions atomiques dans l’espace pour permettre de dévier les astéroïdes passant trop près de nous.

Selon la NASA, le dernier astéroïde qui nous a frôlé date d’octobre dernier. Il a été baptisé 2015 TB 145. C’est le plus proche passage d’un géocroiseur près de notre planète (à environ 500 000 kilomètres). Le prochain est prévu pour 2027 !

L’arrêt du Gulf Stream

Et oui, ça ne paraît pas bien important vu comme ça mais le Gulf Stream est essentiel ! Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, le Gulf Stream est un courant océanique chaud qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et qui se dilue dans l’océan Atlantique. Découvert en 1513, mais clairement identifié en 1770, le Gulf Stream s’est formé il y a 4,1 millions d’années. Selon les scientifiques, ce courant marin joue un rôle majeur dans la régulation des températures l’hiver de l’Europe de l’Ouest.

Alors, avec la fonte des pôles et des glaciers, cela entraîne une baisse de la salinité de l’eau de mer provoquant une perturbation des courants. Un risque d’arrêt des temporisateurs climatiques est possible. Ainsi, si le Gulf Stream s’arrête, nous rentrerons dans une ère de glaciation. Si l’on en croit les scientifiques, l’arrêt du courant chaud est peut être le pire évènement qui puisse arriver. Sa réactivation pourrait prendre entre quelques centaines voire milliers d’années.

Cela pourrait aussi avoir des graves conséquences, en dehors du refroidissement de l’Europe, comme une augmentation des inondations et des tempêtes majeures ou une modification des précipitations sous les tropiques ou en Alaska.

L’obscurcissement planétaire

On peut parler aussi d’assombrissement global ou encore de global dimming comme disent les anglophones. Il s’agit d’une réduction graduelle de l’intensité lumineuse de la lumière diurne à la surface de la Terre, constatée depuis le début des années 1950. Entre 1950 et 1985, les scientifiques ont remarqué une diminution de 4% du rayonnement solaire sur la Terre. En Russie, des assombrissements de 30% ont été relevés ! En Afrique et sur le continent américain ce sont des diminutions de 15% qui ont été mesurées. Les assombrissements les plus faibles ont lieu en Europe du Nord et en Australie.

Les causes de cet obscurcissement sont variées mais on peut en trouver la source avec les incendies de forêts, les transports à essence et gasoil ainsi que le chauffage et toutes les combustions de combustibles (bois, charbon, pétrole, …).

On a remarqué une hausse des maladies liées à la pollution de l’air (cancer du poumon et maladies pulmonaires). Certains scientifiques estiment que les effets de l’assombrissement planétaire ont masqué les effets du réchauffement climatique. Ainsi, si on diminue l’assombrissement, il se pourrait que l’on soit dans l’obligation de revoir à la hausse les prévisions des températures ! Le moyen de lutter contre le réchauffement climatique serait donc d’augmenter l’utilisation des aérosols atmosphériques mais cela implique des effets négatifs comme des retombées de pluies acides …

L’hypothèse du pistolet de clathrate

Cette hypothèse, développée par le professeur James Kennett, professeur de sciences géologiques, est l’une des menaces les plus proches pour notre planète. En effet, il existe d’importantes quantités de méthane contenues dans les glaces et dans les fonds océaniques. On parle alors de clathrate. La quantité de méthane stockée dans ces clathrates est énorme. Jamais on n’a trouvé une plus grande concentration de méthane sur Terre. Un mètre cube de clathrate qui remonte à la surface libère 164 mètres cube de méthane.

C’est donc le dégazage de ce méthane (ou rots) que l’on appelle l’hypothèse du pistolet de clathrate. Pour ne pas favoriser le déclenchement des clathrates, les spécialistes estiment que les eaux du fond marin ne doivent en aucun cas dépasser les 8°C. Auquel cas, c’est l’explosion. Voilà pourquoi on parle de bombes à retardement !

Ces poches de méthane ont déjà commencé à se libérer à en croire certaines photos satellites ! Dans l’histoire, à la période du Permien, il y a 250 millions d’années, des catastrophes ont eu lieu : plus de 94% des espèces marines ont disparu en raison de la baisse d’oxygène, la vie était au bord de l’extinction ! Il faudra attendra 20 millions d’années pour que les récifs coralliens commencent à se rétablir et dans certaines régions il faudra presque plus de 100 millions d’années pour que les écosystèmes retrouvent leur diversité. Cela s’est produit à cause d’une hausse de température inférieure à 6,5°C ! Bref, vous l’aurez compris, pas vraiment rassurant surtout quand on entend ce qu’il se passe en Alaska et en Sibérie actuellement !

Sources

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