« La folie Pokemon Go envahit le monde entier »

Depuis que Pokemon Go est sorti la semaine dernière des scènes parfois épiques se répètent partout où le jeu est disponible, aux Etats-Unis bien sûr mais aussi en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe.

Il est près de minuit, mais Roland James Rodas n’hésite pas. Il saute de son lit, sort de chez lui avec un seul but: attraper un Pokémon nocturne, qui rôde non loin de là.

Edith Duro a interrompu son dîner pour chasser un de ces petits monstres et Nick B. –qui a refusé de donner son vrai nom– a dû faire des pieds et des mains pour atteindre un « PokéStop » niché dans une propriété privée de Nob Hill, un quartier huppé de San Francisco.

Le lieu de ravitaillement « se trouvait dans l’arrière-cour d’une propriété privée et on a dû grimper dans un parking non loin de là pour être assez près et l’atteindre », raconte le jeune homme, qui, tout en racontant ses aventures, poursuivait sa chasse devant la mairie de la ville.

La version XXIè siècle de ce jeu qui a conquis les cours de récréation du monde entier il y a deux décennies, se joue désormais non plus avec des cartes à jouer mais sur son téléphone portable. Grâce à la géolocalisation et à l’appareil photo incorporé, la myriade de monstres aux pouvoirs magiques apparaît superposée à l’environnement réel, ce qu’on appelle la réalité augmentée.

Et depuis c’est la folie

« J’avais entendu parler de jeu de réalité augmentée mais je n’avais pas bien compris ce que ça signifiait avant que ce jeu ne sorte », raconte Roxanne Cook, en chasse dans un parc pendant sa pause déjeuner.

« C’est fascinant, super intéressant et marrant », lance-t-elle.

Tout le monde joue 

M. Rodas, âgé de 23 ans, a passé son week-end à jouer, ne s’arrêtant que pour dormir (un peu), manger et surtout recharger son téléphone pour pouvoir continuer la traque.

A 33 ans, Steven Kong reconnaît une petite gêne, à jouer ainsi en public: « c’est vrai que ça fait un peu bizarre », mais il fait partie de cette génération qui a joué à Pokémon dans les bacs à sable, il y a 20 ans.

A l’instar de nombreux joueurs interrogés par l’AFP, « il y a un peu de nostalgie (…) et, comme tout ce qui est viral, tout le monde veut savoir de quoi il retourne », juge-t-il.

Une raison plausible pour expliquer la fulgurance du phénomène.

 ATTENTION 

Un succès avec son cortège d’excès –le musée de l’Holocauste à Washington a demandé aux joueurs de s’abstenir de chasser le Pokémon dans ce lieu de mémoire de la Shoah– et ses dangers.

Vélos et voitures s’arrêtent brutalement pour capturer un Pokémon, au risque de provoquer des accidents.

A New York, à 4.000 km à vol d’oiseau (ou de Pokémon volant) de San Francisco, Michael Mercilliott, un électricien de 27 ans, raconte comment il a « rencontré » d’autres joueurs.

« Hier je jouais en marchant dans la rue et je suis rentré dans quelqu’un qui y jouait aussi. Ca nous a fait rire. Il faut faire attention à ce qu’il y a autour de nous, surtout quand on traverse la rue. J’imagine que ça peut être dangereux ».

Cela n’a pas empêché deux policiers de Washington d’échanger des trucs pour mieux attraper les bestioles avec une journaliste de l’AFP, tout en traversant la rue.

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