« Cet animal est indestructible ! »

Ce minuscule animal, le tardigrade, est certainement l’animal le plus indestructible de la planète. Il produit une protéine qui pourrait venir en aide à l’Homme car elle serait capable de protéger l’ADN des rayons X.On trouve des tardigrades un peu partout sur la planète. Surnommés « oursons d’eau », ils ne mesurent qu’un demi-millimètre de long, sont équipés de huit pattes avec griffes et leur corps dodu fait qu’ils ne peuvent se déplacer que très lentement. Loin d’un canon de beauté !

Mais le tardigrade est considéré comme étant indestructible et est au centre de l’attention des scientifiques. En effet, il peut s’adapter et résister à des conditions extrêmes allant largement en dessous du zéro, dans lesquelles, n’importe quel être vivant serait tué instantanément. Lui, peut repartir en balade l’air de rien vingt minutes après son passage dans le congélo. Idem après un bain d’eau bouillante. En 2007, il a même été envoyé dans l’espace pour être exposé au vide à 270 km. Résultat : il n’a subi aucune altération biologique et a pu se reproduire comme d’habitude. Enfin, il a survécu à des pressions jusqu’à 300 fois celle de l’atmosphère et à des rayons UV mortels pour n’importe quel organisme vivant sur Terre.

C’est donc sa longévité et sa résistance qui ont fait que des scientifiques de l’université de Kyoto ont étudié cet animal exceptionnel et ont publié l’étude ce mardi 20 septembre dans la revue Nature Communications.

Résistant et réparateur d’ADN

C’est donc en étudiant l’ADN du tardigrade que les scientifiques japonais ont découvert que l’animal était en mesure de réparer lui-même son ADN en mettant en évidence une protéine qu’il produit, au moment où il est irradié. C’est après avoir continué leurs recherches en laboratoire que les scientifiques ont constaté que cette fameuse protéine pouvait également protéger les cellules humaines contre les rayons X. Takekazu Kunieda, auteur principal de cette étude explique que « la protéine pourrait fonctionner comme un bouclier physique et protéger l’ADN humain contre les attaques. » Ainsi, avec « ce bouclier », le tardigrade est en mesure d’assurer deux fois moins de dommages à son ADN.

Les chercheurs pensent aussi que l’animal est capable de développer une telle résistance en allant dans son génome. Lorsqu’il est privé d’eau, le tardigrade se dessèche complètement et peut survivre avec 1% de l’eau qu’il contient à l’état normal. Il a développé cette faculté grâce à la dislocation de son ADN en plusieurs petits morceaux jusqu’au retour d’un environnement plus propice. Au moment de la phase de réhydratation, il va même pouvoir réparer son ADN endommagé et sortir sans aucune séquelle de cette phase de déshydratation.

L’auteur de cette étude explique que cette tolérance à l’élimination de l’eau pourrait être appliquée à des cellules, des viandes ou des poissons afin de préserver les matériaux biologiques. Cependant, en raison d’une question éthique, toujours présente quand il s’agit de manipulation génétique, cela ne sera pas possible dans un avenir immédiat.

Sources

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