« En direct, le décollage de l’astronaute Thomas Pesquet »

La tension est à son apogée. Thomas Pesquet, dixième Français de l’Histoire (et le premier depuis 8 ans) à se rendre dans l’Espace, et ces deux acolytes sont sur le départ. La fusée Soyouz doit décoller dans les heures qui viennent ce 17 novembre.

La Mission Proxima a pour destination la Station spatiale internationale (ISS). À seulement 38 ans, Thomas Pesquet, qui est originaire de Rouen, a été choisi parmi des milliers de candidats pour participer à la Mission Proxima. Il restera 6 mois dans l’ISS, en orbite autour de la Terre, à 400 km du sol, le temps de se livrer à de nombreuses expériences scientifiques (voir plus bas).

Thomas Pesquet ne part pas seul. Il sera accompagné d’une Américaine de la NASA âgée de 56 ans, Peggy Whitson, et d’un Russe de Roscosmos, Oleg Novitski, âgé de 45 ans. L’astronaute de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), qui est aussi ingénieur aéronautique et pilote de ligne, s’est entraîné depuis plus de 7 mois pour cette mission Proxima avec ses deux compagnons, afin que le départ de la fusée et l’arrivée à l’ISS se déroulent le mieux possible.

Heure du décollage de Thomas Pesquet

Le lancement du vaisseau Soyouz, depuis la base de Baïkonour au Kazakhstan, est prévu à 23h20 heure de Moscou, soit 21h20 heure française. Il faudra très exactement 8 minutes et 48 secondes aux membres de l’équipage pour arriver en orbite. Durant ce laps de temps, les astronautes seront soumis à une  » accélération incroyable  » explique Thomas Pesquet dans une interview au Point. « Des charges pyrotechniques explosent pour enlever la coiffe qui nous protège, pour séparer les étages de la fusée. C’est à chaque fois un grand coup de pied aux fesses. On est écrasé au siège, bam, on repart dans l’autre sens, il y a des bruits, des morceaux qui se détachent ». Une fois en orbite, il faudra deux jours au vaisseau pour enfin s’arrimer à la Station spatiale internationale.

Comment voir le décollage en direct de Thomas Pesquet ?

Pour suivre ce grand moment de l’histoire spatiale, rien de plus simple. L’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national des Etudes spatiales (CNES) proposent une retransmission du décollage sur leur compte YouTube. Linternaute.com diffusera également les images en direct sur cette page. Si le décollage est prévu pour 21h20, la retransmission débutera dès 20h pour suivre les préparatifs de la mission Proxima. Si vous avez la chance d’habiter du côté de Toulouse, sachez que la Cité de l’Espace organise une grande soirée spéciale dès 17h, dont l’accès est libre et gratuit. Au programme : l’exposition Astronautes, la présentation du vaisseau Soyouz, du module Columbus de l’ISS, d’un siège rotatif d’entraînement, puis la retransmission sur écran géant du départ.

Les objectifs de la Mission Proxima

A quoi vont servir ces 6 mois dans l’espace ? Quels sont les buts de la mission Proxima ? Thomas Pesquet consacrera la moitié de son temps à mener des expériences que seule la vie dans l’Espace permet. Ces expériences sont destinées à la communauté scientifique internationale. Mais le Français réalisera également des tests pour son propre pays. L’INSERM, Institut national de la santé et de la recherche médicale, lui a confié une mission sur le vieillissement artériel. Les résultats enregistrés sur Pesquet dans l’espace (où l’on vieillit plus vite) seront analysés pour tenter de freiner les effets de l’âge sur Terre… Il testera également un outil d’échographie médicale pilotable à distance, qui pourrait avoir une application à terme dans les déserts médicaux français. Enfin, les muscles de l’astronaute seront auscultés avec attention à son retour sur Terre et comparés à un morceau de muscle prélevé avant son départ sur l’ISS. Thomas Pesquet devrait aussi effectuer une sortie dans l’Espace, en dehors de la Station spatiale internationale, début 2017.

Portrait du « remarquable » Thomas Pesquet

Jeune, beau garçon, polyglotte et petit génie… Le Français Thomas Pesquet a tout pour plaire et est un symbole de réussite. Sa passion pour les étoiles remonte à l’enfance. Né à Rouen le 27 février 1978, le jeune Thomas s’est vite mué en fan d’espace, « comme beaucoup de petits garçons ». Il achète des magazines spécialisés, joue dans une navette en carton fabriquée par son père… La famille a un rôle important pour Thomas Pesquet. Il loue son « enfance extrêmement stable », entouré par sa mère institutrice, son père prof de maths et physique et son frère aîné passionné d’informatique.

Après un bac scientifique et une classe prépa, il intègre Supaéro Toulouse, l’école d’ingénieurs de référence en matière d’aéronatique et d’espace. Après des débuts en tant qu’ingénieur en Espagne, il rejoint le Centre national d’Etudes spatiales de Toulouse (CNES), entre 2002 et 2004. En parallèle, Thomas Pesquet suit une formation de pilote de ligne chez Air France, obtient sa licence en 2006, effectue 2 500 heures de vol et passe instructeur sur les Airbus A320. En 2008, l’agence spatiale européenne annonce qu’elle va recruter un nouvel astronaute. Une première depuis des années. Thomas Pesquet saisit sa chance et est retenu. Jean-Jacques Dordain, ex-directeur de l’ESA, dit de lui : « Thomas est un garçon remarquable ». On veut bien le croire… Car en plus d’un parcours scolaire et professionnel brillant, le Français d’1m84 est un sportif confirmé (il pratique le judo, le basket, la plongée, le parachutisme, l’alpinisme) et un véritable polyglotte (il parle anglais, espagnol, allemand, russe et vient de commencer le chinois).

Cela fait donc 7 ans que Thomas Pesquet se prépare à aller un jour dans l’espace. « Doublure » pour deux équipages sur des missions précédentes, il était resté au sol. Cette fois-ci, c’est à son tour de mettre à profit les multiples entraînements effectués toutes ces années pour intégrer l’ISS. Il a été choisi pour la mission Proxima en mars 2014. Depuis, « toute [sa] vie était planifiée jusqu’au décollage ».

Les ultimes préparatifs de la mission Proxima

En attendant de s’envoler vers l’espace, Thomas Pesquet et ses compagnons d’aventure ont été soumis à une quarantaine dans l’hôtel des cosmonautes à Baïkonour. Comme il l’a expliqué à l’Agence France Presse, « on nous maintient sous cloche jusqu’au jour J pour nous garder en bonne santé mais aussi pour éviter que nous apportions des virus dans la station spatiale ».

Et il n’y aura pas d’entorse à la quarantaine au moment du départ : Thomas Pesquet devra dire au revoir à ses proches (ses parents, son frère et sa compagne Anne, qui travaille pour les Nations unies à Rome) derrière une vitre. En attendant, les spationautes répètent leurs gammes, font du sport, révisent les procédures d’urgence… Il leur a fallu aussi choisir quels objets personnels ils voulaient emmener dans la station spatiale internationale. Thomas Pesquet a bouclé sa valise la semaine dernière et son contenu est assez étonnant ! Un drapeau français avec un symbole de paix, un volant de badminton, une montre appartenant à son frère, les œuvres complètes de Saint-Exupéry… (lire l’article du Figaro Dans la valise de Thomas Pesquet) accompagneront notamment l’astronaute dans son aventure pendant 6 mois.

Sources

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