« Trump va t-il faire sortir les USA des accords de la COP 21 sur le climat ? »

Le président américain Donald Trump envisage de signer un décret sur la sortie des États-Unis de l’accord universel sur le climat, selon Myron Ebell, directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) au sein de l’administration Trump.

Myron Ebell, le directeur de l’EPA, a déclaré que le président américain envisageait de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat.
Cependant, à la question de savoir quand est-ce que cela pourrait se passer, Myron Ebell, cité par Reuters, a fait remarquer qu’il « n’en avait aucune idée ».

Selon lui, Trump « peut le faire demain dans le cadre d’un ensemble général de décrets ou dans le cadre d’un ensemble de documents plus large ».

Au cours de la course présidentielle, Donald Trump a déclaré qu’il était nécessaire de revoir l’Accord de Paris sur le climat. Selon lui, les actions des autorités américaines dans le domaine de l’écologie ont influencé d’une manière négative le domaine énergétique du pays. En outre, durant sa campagne, Trump a promis le retour du secteur énergétique pour favoriser l’emploi dans le pays, y compris dans le secteur du charbon et du forage gazier.

Pour informations, certains scientifiques estiment que la fonte de la couverture glaciaire arctique aura des effets sur le climat des régions situées à des milliers de kilomètres et pourrait aboutir à des «super-hivers» partout dans le monde.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette année, l’hiver est particulièrement rigoureux et austère en Europe: les températures négatives record prennent d’assaut le continent.

Et si tout cela n’était en fait qu’un effet néfaste de la fonte de la calotte glaciaire dans l’Arctique? Le climatologue Andreï Prochoutinski, de l’Institut océanographique de Woods Hole (États-Unis) croit connaître la réponse.

Depuis plusieurs années, le scientifique étudie le processus d’accumulation d’eau douce dans l’Océan Arctique suite à une fonte massive de la couverture glaciaire arctique.

Selon lui, ce processus ne peut pas durer éternellement, loin de là: tôt ou tard, l’eau douce se précipitera vers le Gulf Stream dans l’Océan Atlantique, le courant qui « réchauffe » l’Amérique du Nord, l’Europe et une partie de la Russie.

Ainsi, goute à goute, le Gulf Stream se voit perturber, si bien que les continents avoisinants en subissent toutes les conséquences néfastes, notamment un hiver particulièrement froid et rigoureux, semblable à celui qu’on a déjà observé dans les années 1970.

Pour le moment, précise le chercheur, il est encore trop tôt pour faire des pronostics sur les changements climatiques à venir, toutes les données nécessaires n’ayant pas été récupérées.

Néanmoins, tous les climatologues s’entendent pour dire que pour chaque année à venir les phénomènes climatiques seront de plus en plus extrêmes, c’est-à-dire que les variations de température entre janvier et juillet augmenteront.

Les 10 prochains hivers seront inhabituels en termes d’écart de la norme, reconnaissent tous les spécialistes. Par conséquent, le terme « inhabituel » (dans son sens quotidien et non statique) perdra son sens. « L’anomalie est une nouvelle normalité », concluent les experts.

Sources

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