« Une horloge nucléaire dix fois plus précise que nos horloges ordinaires »

Des scientifiques européens ont réussi à mesurer le temps sans horloge ni montre. Désormais, ils envisagent de créer une horloge nucléaire dix fois plus précise que nos horloges ordinaires.

Un groupe de physiciens de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) est parvenu à mesurer le temps que met un électron excité (particule possédant une énergie potentielle supérieure au strict nécessaire, ndlr) pour se séparer de l’atome. À les en croire, la découverte pourrait les aider à créer une horloge nucléaire ultra-précise, écrit la revue Physical Review Letters.

Notons que de nos jours, le fonctionnement approprié de toutes les horloges nucléaires nécessite une horloge ordinaire très précise afin d’évaluer le temps qu’un ion (particule chargée) met pour absorber une impulsion laser et l’émettre à nouveau.

Or, le fait que les horloges ordinaires ont tendance à fonctionner avec un petit retardement ne facilite en rien le travail des scientifiques, qui ont en l’occurrence bien du mal à déterminer précisément le début de ce processus.

Au demeurant, tout cela relève désormais du passé. Du moins, c’est ce qu’estiment les scientifiques de l’École polytechnique, qui ont réussi à déterminer le temps que met un électron pour se séparer de l’atome.

D’après eux, cela prend environ 27 ppb d’une seconde, tout au plus. Pour y parvenir, les chercheurs ont méticuleusement étudié les caractéristiques quantiques de plusieurs électrons en bombardant une plaque en cuivre avec un faisceau laser.

Les physiciens suisses ne doutent pas qu’ils ont réussi à mesurer le processus le plus rapide de notre Univers, ce qui leur permettra à l’avenir de créer une horloge nucléaire très performante.

Sources

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