« La révolution des Robots »

A mesure que le temps passe, les progrès dans le domaine de la robotique sont de plus en plus impressionnants. Ainsi, si nous extrapolons ces évolutions dans l’avenir, on peut facilement imaginer un monde où les frontières entre l’Homme et la machine seront pratiquement annihilées poussant de ce fait à la redéfinition même de la notion d’être humain.
Si vous n’en êtes pas convaincus, voici un reportage qui vous montrera que l’avancée des recherches actuelles sont en bonnes voies de nous offrir un futur semblable à celui-ci…

A Los Angeles, en Californie, un laboratoire s’emploie actuellement à répertorier toutes les synapses constituant notre cerveau afin de pouvoir en faire une carte précise et ainsi mieux comprendre son fonctionnement, mais aussi son dysfonctionnement dans certains cas. Ce projet appelé Connectome humain visera ainsi à reproduire cette architecture et toutes les fonctions qui sont sous-tendues par elle artificiellement. Les chercheurs espèrent ainsi découvrir les secrets de la nature humaine via ce modèle qui, s’il est efficient, pourrait démontrer que la conscience et tout ce qui en découle n’est en fait dû qu’à des connexions neuronales.

De ce concept théorique, une application potentielle pourrait arriver dans le futur. En effet, s’il devient possible de recréer notre cerveau, il sera donc envisageable que nous pourrons créer deux versions de nous-même, à savoir la version originale et une autre numérique qui ne serait pas soumise à la mort.

De même, face à l’exigence croissante de notre société et à l’amélioration continuelle des nanotechnologies, il ne serait pas étonnant que l’Homme cherche à améliorer de façon constante ses capacités à l’aide de la technologie.
Ted Berger, ingénieur biomédical, a d’ailleurs déjà prouvé que le fait d’avoir recours à une puce électronique reliée à l’hippocampe cérébrale permettrait non seulement de restaurer des souvenirs, mais également d’améliorer de manière considérable notre mémoire à long terme. Grâce à cela, il sera peut-être possible d’apprendre quasi instantanément de nouvelles connaissances en téléchargeant directement des quantités astronomiques de données directement dans notre cerveau.

Par ailleurs, d’autres implants du même genre sont actuellement en cours d’études, à ceci près que celles-ci permettraient de faire un bon de plusieurs millions d’années dans l’échelle de l’évolution. Cette technologie appelée interface cerveau-machine permettront de donner des capacités tout à fait stupéfiantes à l’Homme.

D’autres projets visent quant à eux à contrôler directement des machines à l’aide de notre pensée. A terme, des scientifiques envisagent qu’il soit possible de contrôler à distance une copie mécanique de nous-même. Cela permettrait par exemple à certaines personnes handicapées de pouvoir continuer à vivre et à agir avec le monde, ou à d’autres personnes d’utiliser ce substitut robotique pour effectuer des tâches considérées comme dangereuses.

Le but ultime des neurosciences et de la cybernétique serait de créer une machine capable de rivaliser avec notre cerveau. Si cela devenait un jour possible, un être d’un tout nouveau genre verrait alors le jour.
C’est ainsi que certains chercheurs s’emploient à transformer des circuits intégrés en des répliques du cerveau humain, en recréant des neurones artificiels, qui pourraient un jour être intégrés dans un organisme.

Pour autant, même s’il était un jour possible à ces machines d’acquérir une conscience, il resterait une autre notion fondamentale qu’ils devraient apprendre, à savoir les émotions. Bien que cela puisse paraître de prime abord impossible, de récentes recherches ont mis en avant un lien important entre nos émotions et le sens du toucher. Il sera donc fondamental de leur apprendre cette notion de contact si nous voulons que les robots arrivent à ressentir des sentiments. Pour ce faire, des chercheurs exerçant en Californie du Sud sont entrain de mettre au point un capteur qui possède toutes les capacités d’un doigt biologique.

Enfin, un dernier point sera nécessaire pour que les robots puissent être considérées comme nos égaux, il s’agit de l’éthique. En effet, un système de valeurs est quelque chose d’indispensable afin que ces êtres cybernétiques puissent décider de ce qui est bon ou mauvais et donc de ne pas commettre d’actes répréhensibles. C’est d’ailleurs à cela que s’emploient Susan Leigh Anderson, professeur de philosophie, et Michael Anderson, informaticien en apprenant à un robot à peser le pour et le contre face à une situation donnée avant de prendre une décision.

Pour conclure, comme nous l’avons vu, le moment où la machine vivra main dans la main avec l’espèce humaine n’est peut être pas si loin de nous et ce pour le meilleur comme pour le pire. Par ailleurs, si un être artificiel similaire à nous était un jour conçu, il faudrait alors revoir la notion même d’humanité et se poser bon nombre de questions éthiques.

Sources

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s