« Les secrets de la momie aux chaussures Adidas ! »

Découverte il y plus d’un an, cette étrange momie livre aujourd’hui ses secrets après une nouvelle étude. Celle-ci avait suscité un véritable buzz sur la toile en raison de l’étrange similarité des chaussures retrouvées avec la célèbre marque de vêtements de sport aux trois bandes.

La momie décelée en Mongolie en 2015 avait étonné bon nombre d’internautes quelques mois après et lorsque certains ont évoqué la présence de chaussures Adidas à ses pieds, de nombreuses blagues avaient vu le jour comme une théorie sur le voyage dans le temps.

Plus d’an après, les scientifiques insistent sur l’importance de cette découverte archéologique faite à 3000 mètres d’altitude dans l’Altaï, un massif montagneux de Sibérie. Certains de ses secrets ont pu être révélés après une nouvelle étude approfondie. Si les experts pensaient initialement que la momie datait du VIe siècle, l’étude récente de 18 échantillons permet de constater que cette dernière remonte en réalité à des temps un peu moins anciens, à savoir le Xe siècle.

Il a également été établi que la momie était une femme d’une trentaine d’années dont les causes exactes du décès restent un mystère, et ce, malgré la découverte d’une importante blessure au niveau de sa tête. Il est à ce jour impossible de confirmer s’il s’agit d’une chute ou d’une blessure causée par une arme.

Il s’avère que la défunte était plutôt coquette. En effet, les chaussures ayant fait grand effet parmi les internautes sont des bottes finement cousues, un style qui n’a pas échappé à Galbadrakh Enkhbat, directeur du Centre de l’héritage culturel de Mongolie, déclarant non sans humour que « dans l’ensemble, elles paraissent assez spéciales, mais élégantes. Ça ne me dérangerait pas de les porter aujourd’hui », des propos recueillis par le Siberian Times dans un article du 12 avril 2017.

Alors que ces élégantes bottes témoignent d’un style plutôt moderne pour l’époque, d’autres objets ont été également découverts : un peigne, un miroir, un couteau, des ossements de cheval ainsi qu’une selle munie d’étriers en métal.

« En considérant ce qui a été trouvé dans la tombe, nous supposons qu’elle faisait partie d’une classe sociale ordinaire », poursuit Galbadrakh Enkhbat avant d’ajouter que « différents outils de couture ont été trouvés avec elle. Ce n’est qu’une supposition, mais nous pensons qu’il pouvait s’agir d’une couturière. »

D’autres études telles que des analyses génétiques devraient être menées concernant cette momie qui ne semble pas avoir encore livré l’intégralité de ses secrets. Les experts pensent qu’il s’agissait d’une femme appartenant à une colonie turco-mongole et qu’une sépulture de la sorte n’avait jamais été retrouvée dans toute l’Asie. Enfin, la momie a été très bien conservée puisqu’elle avait été enduite de goudron et de cheval de feutre puis soumise à des températures très basses, ce qui fait évidemment le bonheur des scientifiques !

Sources

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