« Elon Musk livre les détails de son ambitieux projet de colonisation de la planète Mars »

Elon Musk, qui veut toujours coloniser Mars, vient de publier les détails de son ambitieux programme. Pas question de réserver ces voyages aux plus riches, affirme-t-il : grâce à ses lanceurs et navettes réutilisables, le milliardaire promet un trajet à tarif abordable. L’objectif à terme est une colonie d’un million d’habitants. Voire plus.

  • Le PDG de SpaceX, Elon Musk, s’étend plus longuement sur son programme de colonisation de Mars.
  • Avec ses lanceurs et navettes réutilisables de son ensemble ITS (Interplanetary Transport System), le coût du voyage pour les futurs colons devrait s’établir à 200.000 dollars.
  • Chaque navette pourra transporter 100 personnes et faire plusieurs allers-retours. Un million de personnes pourraient ainsi habiter Mars avant la fin du siècle.

Si vous avez envie de changer de planète au cours des prochaines décennies, vous en aurez peut-être l’occasion, grâce à l’ambitieux projet de colonisation de Mars d’Elon Musk. En effet, le programme que le milliardaire est en train de mettre en place avec son entreprise SpaceX propose que le voyage vers notre voisine la Planète rouge ne coûte au colon qu’environ 200.000 dollars (environ 180.000 euros), contre 10 milliards de dollars avec les moyens actuels… Soit le prix d’une maison, explique-t-il. Si tout va bien, les premiers vaisseaux habités pourraient décoller dans 10 ans.

Fin septembre 2016, lors du 67e congrès international d’astronautique de Guadalajara, Elon Musk avait présenté dans les grandes lignes son projet ainsi qu’une vidéo illustrant les différentes étapes (voir article plus bas). À présent, dans un article publié le 15 juin dans la revue New Space(accessible gratuitement jusqu’au 5 juillet), il livre davantage de détails sur ce programme. Comme il le dit d’emblée le titre, Making Humans a Multi-Planetary Species, le patron de SpaceX (et aussi de Tesla) souhaite que l’humanité devienne une espèce multi-planétaire. La Lune (SpaceX va envoyer deux touristes autour d’elle) et Mars ne seraient en réalité que les toutes premières étapes.

« Je pense qu’il y a vraiment deux chemins fondamentaux. L’Histoire est en train de bifurquer dans deux directions. Un chemin est que nous restions sur Terre pour toujours, avec l’éventualité qu’un évènement d’extinction survienne. […] L’alternative est de devenir une civilisation spatiale et une espèce multi-planétaire qui, j’espère, vous convient comme chemin à parcourir » explique-t-il en introduction.

Test au sol d’un moteur Raptor.

Comment Elon Musk envisage la colonisation de Mars ?

Dans sa vision de la colonisation de la Planète rouge (deux fois plus petite que la Terre, rappelons-le), le milliardaire compte avant tout sur ses lanceurs et ses lanceurs réutilisables pour transporter les voyageurs, les infrastructures et les ressources nécessaires. Mille trajets, voire plus, avec à chaque fois 100 personnes à bord, pourraient être réalisés avec l’ITS (Interplanetary Transport System). Le PDG de SpaceX espère ainsi qu’un million de personnes seront citoyens de la première ville martienne dans 50 à 100 ans !

L’ITS est d’ores et déjà en préparation. Ses moteurs baptisés Raptor, annoncés comme trois fois plus puissants que ceux des lanceurs Falcon 9, sont actuellement à l’essai. SpaceX frappe fort car avec les 42 Raptors qui équiperont chaque lanceur, ceux-ci seront de loin les plus puissants de toute l’histoire spatiale. Jusqu’à 550 tonnes de charge utile pourront ainsi être placées en orbitebasse. À titre de comparaison, les capacités de la célèbre Saturn V du programme Apollo étaient de 135 tonnes.

Mars, vue de la cabine de pilotage d’une navette de SpaceX. Bientôt une réalité ?

La réutilisabilité des éléments du système est la clé de la faisabilité de cette ambitieuse entreprise. C’est ainsi qu’Elon Musk entend réduire significativement le coût des trajets, ce qui est déjà en train de se concrétiser avec les Falcon 9. Dans la version ITS, il est envisagé que le lanceur revienne se poser précisément à l’endroit choisi 20 minutes après avoir mis en orbite une navette. Il est noté qu’ils pourront être réusitilsés jusqu’à 1.000 fois chacun… Peu à peu, une flotte de vaisseaux (habitées et cargo) sera constituée autour de la Terre. Puis, lorsque la route vers Mars sera favorable (une fenêtre s’ouvre tous les 26 mois), le convoi entamera sa croisière à 100.800 km/h.

Pour l’entrepreneur, il n’est pas question de s’embêter à bord. « Afin de rendre cela attirant et d’augmenter la proportion de gens voulant vraiment partir, le voyage doit être amusant et passionnant, écrit-il. On ne doit pas s’y sentir à l’étroit ou s’y ennuyer. »

Après, une fois les colons et leurs valises déposés, les navettes, qui se seront posées verticalement, pourront retourner sur Terre pour un nouveau chargement. SpaceX table sur 12 à 15 trajets pour chacune d’entre elles et jusqu’à 100 pour les vaisseaux-citernes.

Il n’y a pas que Mars. Elon Musk pense aussi à des voyages vers d’autres planètes du Système solaire et leurs lunes, comme ici Europe, dans la banlieue de Jupiter.

Un projet qui n’est pas sans risques

Bien sûr, Elon Musk est conscient que cette entreprise comporte beaucoup de risques, « cela coutera beaucoup. Il y a de bonnes chances que nous ne réussissions pas, mais nous allons faire de notre mieux et essayer de faire autant de progrès que possible ».

Pour faire taire les sceptiques, le milliardaire rappelle que, « en 2002, SpaceX se résumait à un tapis et un groupe de mariachi. C’était tout. Je pensais que nous avions au mieux 10 % de chance de réussir quoi que ce soit, c’est-à-dire simplement d’envoyer une fusée en orbite, sans parler d’aller plus loin et de prendre Mars au sérieux ». Cette fois, son rêve, qui est aussi celui de beaucoup d’êtres humains, est en passe de se réaliser : « je veux rendre Mars possible, donner le sentiment qu’il s’agit de quelque chose que nous pourrons faire de notre vivant ».

Avant que n’arrivent les pionniers martiens, il reste encore beaucoup de questions à résoudre, notamment celle de la santé des passagers exposés au vent solaire.

Sources

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