« Vous ne ressentez plus aucune émotion positive ? Vous souffrez peut-être d’anhédonie ! »

Selon l’ancien philosophe grec Épicure, le plaisir, c’est le début et la fin de la vie heureuse. Mais que faire si vous ne pouvez ressentir aucun plaisir ? Le terme anhédonie désigne un symptôme rencontré en cas de syndrome dépressif ou de schizophrénie. Il définit le fait d’être incapable de ressentir des émotions positives dans des situations qui devraient normalement provoquer ce genre d’émotions.

La joie d’un premier bisou, la profonde satisfaction de résoudre un casse-tête ou le bonheur d’entendre sa chanson préférée sont des sensations que d’autres personnes peuvent expérimenter. Pour simplifier, l’anhédonie est l’impossibilité d’être heureux, gai ou joyeux. En termes stricts, l’anhédonie peut être décrite comme un sentiment de planéité émotionnelle qui entraîne souvent une perte de désir d’intimité physique, de difficulté à s’adapter aux situations sociales ou de retrait complet. Considérés comme un symptôme plus qu’une maladie, les effets peuvent être débilitants, avec des implications qui dépassent bien souvent la capacité de vivre heureux. Pour ainsi dire, notre cerveau décide de se « déconnecter » et de ne plus rien ressentir pour ne pas souffrir. Certains ont déjà expérimenté cette condition l’espace de quelques jours. Cependant, que se passe-t-il en cas d’anhédonie chronique ? Que se passe-t-il lorsque l’on arrête complètement et de façon continue de « ressentir » les choses de la vie ?

Les personnes souffrant de maladies comme l’anhédonie sont les toxicomanes, les schizophrènes, et ceux qui prennent des médicaments pour ces traitements. Mais l’anhédonie est le plus souvent rencontrée dans la dépression. Sur le plan cérébral, les chercheurs pensent que la condition serait due à une altération du système dopaminergique, le mécanisme par lequel la dopamine (une substance chimique trouvée dans le cerveau) produit des sentiments de plaisir et de satisfaction. Altéré, ce système ne serait alors plus capable de produire le plaisir, la satisfaction et le bien-être dans des situations telles que la dépression, la schizophrénie et la période de sevrage pour les toxicomanes. Dans le cas de la perte de désir sexuel, cela peut être causé par la prise de certains antidépresseurs ou par les traitements pour la schizophrénie (antipsychotiques) et d’autres médicaments (tels que les benzodiazépines et les stimulants).

De toute évidence, et comme d’habitude, le processus biologique impliqué est ici compliqué et ne peut être placé dans une boîte épurée. Mais avec 300 millions de personnes à travers le monde souffrant de dépression, il est nécessaire de comprendre pourquoi certaines d’entre elles ne peuvent ou ne veulent ressentir de plaisir. Pour traiter l’anhédonie, il semble nécessaire de diagnostiquer d’autres affections telles que la dépression, la schizophrénie, certains troubles de la personnalité, le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ou les troubles inhérents à la consommation de substances. Dans les situations où le médicament semble être la cause, l’anhédonie peut se traiter en modifiant la dose, en stoppant ou en changeant ce traitement.

Sources

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