« L’astéroïde surprise 2017 RU1 aurait pu causer le pire ce 14 septembre 2017 ! »

Mais que fait la NASA et l’ESA ? 2017 RU1 n’est pas un astéroïde tout à fait comme les autres. Et pour preuve, il n’a été répertorié ni par la NASA, ni l’ESA. Il est passé en toute surprise à proximité de notre belle planète dans la nuit du 13 septembre au 14 septembre. Plutôt massif, il est en effet doté d’un diamètre compris entre 62 et 200 mètres. On est passé à coté du pire !

La Terre n’est pas seule dans l’espace. Loin de là, en réalité. En dehors de notre étoile et des différentes planètes orbitant autour d’elle, le système solaire compte également des millions d’astéroïdes différents.

Si la plupart de ces corps passent totalement inaperçus, il arrive parfois que des astéroïdes géants fassent leur apparition.

2017 RU1, un nouvel invité surprise

La NASA, l’ESA et toutes les autres agences spatiales surveillent les corps les plus massifs, mais leurs outils et leurs instruments sont loin d’être parfaits et des astéroïdes géants surgissent parfois sans prévenir.

2017 RU1 est précisément l’un d’entre eux et personne ne connaissait ce nom avant cette semaine.

Cet astéroïde a été découvert par une équipe d’astronomes travaillant pour les observatoires du Mauna Kea. Situés à Hawaï, ces derniers comptent certains des télescopes les plus grands et les plus puissants au monde et ils sont financés par plusieurs organismes et plusieurs nations.

La France en fait partie et elle tient ainsi un observatoire avec le Canada et la célèbre université d’Hawaï.

En observant les alentours, ces astronomes ont donc détecté un nouveau corps massif dont la taille serait comprise d’après leurs estimations entre 62 et 200 mètres. Il s’agirait donc de l’un des plus gros astéroïdes connus.

Un corps massif, doté d’un diamètre compris entre 62 et 200 mètres

Certains d’entre vous le savent sans doute, mais la dangerosité d’un astéroïde dépend avant tout de sa taille. Les corps mesurant moins de dix mètres de diamètre se désintègrent généralement lors de leur entrée dans notre atmosphère, mais les plus gros peuvent franchir la barrière invisible protégeant notre planète du froid spatial.

Pire, un astéroïde n’a pas forcément besoin de mesurer plusieurs kilomètres de diamètre pour être dangereux et les simulations menées par les astronomes ont ainsi révélé qu’un corps de moins de cent mètres de diamètre serait tout à fait capable de détruire une ville ou de provoquer un immense raz-de-marée.

Dans ces conditions, on comprend bien sûr toute l’importance de cette découverte.

Il n’est cependant pas utile de s’inquiéter, car 2017 RU1 est passé à bonne distance de notre planète, une distance tournant autour des 15,8 millions de kilomètres environ. Soit à une distance équivalente à environ quarante fois celle séparant la Terre de son satellite naturel. En outre, il a atteint le point le plus proche de notre planète dans la nuit du 13 au 14 septembre et il est donc en train de s’éloigner de nous à l’heure actuelle.

On l’a encore échappé belle ! Mais pour combien de temps ? En attendant que la NASA et l’ESA fasse correctement leur travail, voici le lien officiel des astéroïdes répertoriés à ce jour.

Sources

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