« Le village lunaire, première étape avant Mars pour l’ESA »

L’installation d’un « village » permanent sur la Lune constitue la première étape vers l’exploration humaine de Mars, a estimé dernièrement l’Agence spatiale européenne (ESA).

La Lune, qui n’a pas été foulée par un humain depuis 1972, est « l’endroit où il faut être » même si Mars reste « la destination finale », a insisté l’ESA à l’occasion du 68e Congrès mondial d’astronautique qui rassemble de lundi à vendredi 4.000 experts internationaux à Adélaïde, en Australie.

« Nous avons vécu dans l’orbite terrestre basse ces 17 dernières années à bord d’une station spatiale et nous nous préparons à la première mission humaine sur Mars », a expliqué à l’AFP en marge du congrès Piero Messina qui travaille à la direction générale de l’ESA. « Entretemps, nous croyons qu’il y a l’opportunité de créer une présence permanente (…) et durable à la surface de la Lune ».

Atteindre et coloniser Mars est perçu par les entrepreneurs privés et publics comme la prochaine étape majeure de l’exploration spatiale et s’est imposé comme un thème majeur au congrès d’Adélaïde.

Mais l’objectif le plus immédiat, selon M. Messina, est d’avoir une présence permanente sur la Lune, même s’il s’agit d’un simple robot, d’ici la fin de la prochaine décennie.

« Il y a une série de missions planifiées sur la Lune durant les dix prochaines années et toutes ces missions vont créer un mouvement, donner une impulsion et permettre de rassembler un trésor de données qui permettront de construire le village », a-t-il expliqué.

« Je pense que c’est le bon moment pour commencer à discuter, à planifier quelque chose qui offrira une inspiration aussi forte que la station spatiale mais sur une base de coopération vraiment internationale », a poursuivi M. Messina.

En 2015 le patron de l’ESA, Jan Woerner, a proposé de remplacer la Station spatiale internationale (ISS) en orbite autour de la Terre par un « village lunaire » permanent, un « concept » ouvert à tous. Symbole de la coopération internationale dans l’espace, l’ISS, vieillissante, est financée jusqu’en 2024.

De son côté, la Nasa travaille sur un projet intitulé « Deep Space Gateway » pour envoyer des astronautes en orbite lunaire. La Russie s’est jointe à ce projet américain en signant un accord à Adélaïde en marge du congrès.

L’agence spatiale russe Roskosmos et la Nasa comptent se servir de l’ISS comme base pour créer cette plateforme internationale habitée devant orbiter autour de la Lune.

Le congrès doit s’achever avec la présentation par le groupe américain Lockheed Martin de son projet pour envoyer des humains sur la planète Mars d’ici 2028, le « Mars Base camp ».

L’entrepreneur américano-canadien d’origine sud-africaine Elon Musk, le directeur général de Space X, doit présenter de nouveaux détails sur son projet de système de transport interplanétaire susceptible de convoyer des humains sur la Planète rouge dès 2024.

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