« Le trou de la couche d’ozone se réduit »

Selon le relevé annuel de la Nasa, le trou de la couche d’ozone, repéré au-dessus de l’Antarctique en 1988, a été exceptionnellement réduit en 2017. Il ne faisait en septembre dernier qu’environ 19 millions de mètres carrés, soit deux fois et demie la surface des États-Unis.

C’est une bonne nouvelle pour l’environnement. Remerciez pour cela les conditions météorologiques plus chaudes que d’habitude enregistrées dans la stratosphère depuis quelques mois. L’air plus chaud a en effet permis de repousser les produits chimiques comme le chlore et le brome qui rongent la couche d’ozone, ont indiqué les scientifiques. Mais cette réduction globale du trou de la couche d’ozone est également à mettre au crédit de l’Homme, qui tend de plus en plus à réparer ses erreurs, notamment grâce aux efforts opérés depuis le milieu des années 1980 (Protocole de Montréal de 1987) pour interdire l’émission de produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone.

« Le trou de la couche d’ozone de l’Antarctique a été exceptionnellement faible cette année« , s’est réjoui Paul A. Newman, scientifique en chef pour les Sciences de la terre de la Nasa. « C’est ce que nous nous attendions à voir étant données les conditions météorologique dans la stratosphère antarctique. » Rappelons qu’en 2016, le même phénomène avait permis à ce trou de réduire pour atteindre la surface de 25 millions de mètres carrés, soit cinq millions de moins que l’année précédente. La superficie moyenne de ce trou, depuis 1991, a été d’environ 26 millions de mètres carrés.

Ainsi le monde semble sur la bonne voie, mais il reste encore du chemin. Les scientifiques ont d’abord réalisé que les chlorofluorocarbones s’usaient dans la mince couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique dans les années 1970. Depuis le milieu des années 1980 et les années 1990, le trou de la couche d’ozone a fait son chemin, avec dans ses bagages des connotations effrayantes menant le public à soutenir la recherche pour lutter contre sa croissance. L’ozone, un gaz incolore, protège en effet la Terre contre les rayons ultraviolets nocifs, qui peuvent provoquer des taux plus élevés de cancer de la peau, ainsi que perturber la croissance des plantes. Ces inquiétudes auront donc mener de nombreux gouvernements à signer l’Accord de Montréal en 1987.

L’élimination progressive des produits chimiques utilisés dans les réfrigérateurs, les climatiseurs et autres aérosols dans les années 1980 continu de porter ses fruits, « mais les chlorofluorocarbones ont une longue durée de vie et pourraient encore flotter dans l’atmosphère dans 100 ans », note Paul A. Newman, qui prédit que « la couche d’ozone ne reviendra à sa forme des années 1980 que vers 2070« .

Sources

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