« Conférence de presse de la NASA et de Google du 14 décembre 2017 »

Le géant Google et la Nasa ont annoncé le 14 décembre 2017 la découverte de nouvelles exoplanètes grâce à des algorithmes de machine learning. Un véritable succès pour le duo composé du télescope spatial Kepler et la puissance de calcul de Google.

Ce post fait suite à « Google et la NASA vont peut-être annoncer une découverte extraterrestre »

C’était la première fois que l’Agence spatiale américaine (Nasa) et Google tenaient une conférence de presse commune. L’annonce du jeudi 14 décembre 2017, réalisée à 13 heures, heure locale (soit 19h heure de Paris), n’a pas déçu : il s’agit de la découverte d’une nouvelle exoplanète située dans la zone habitable de son étoile. Intitulée Kepler-90i, c’est la 8e planète de son étoile Kepler-90, une naine jaune située à plus de 2500 années-lumières, dans la constellation du dragon. La découverte a été réalisée en appliquant les algorithmes d’apprentissage machine (machine learning) de Google aux données collectées par le télescope spatial Kepler, qui nous gratifie régulièrement de nouvelles exoplanètes. Ces recherches vont être publiées dans The Astronomical Journal, mais l’étude est déjà accessible en pre-print.

Kepler-90i, première planète découverte par une intelligence artificielle

« La découverte a été faite grâce aux algorithmes de machine learning de Google », indique le communique de presse de la Nasa. Car analyser les variations de luminosité d’une étoile, par la méthode dite des transits, est long et fastidieux. L’intelligence artificielle (IA) ainsi développée par Google a pu apprendre à détecter les exoplanètes à partir d’un échantillon de 15.000 enregistrements relevés par Kepler déjà étudiés par les astrophysiciens, dont certains correspondaient à des exoplanètes et d’autres non. De quoi déterminer automatiquement si un signal correspond ou non à une exoplanète, avec une efficacité de 96 %, explique Chris Shallue, de Google AI, sur une note de blog. Ainsi entraîné, l’algorithme a passé au crible 4 ans de données recueillies par Kepler, dont 35.000 signaux planétaires possibles. Les chercheurs notent toutefois que leur méthode peut encore être améliorée, puisque quelques « faux positifs » (c’est à dire, lorsque l’algorithme signale une exoplanète alors qu’il n’y en a pas) ont été recensés.

KEPLER-90i

Kepler-90i est approximativement 30% plus grosse que la Terre, mais tellement proche de son étoile que sa température pourrait dépasser les 500°C. Pas forcément la candidate idéale pour rechercher la vie, donc … « Le système Kepler-90 est comme une version miniature de notre système solaire : des petites planètes sur les orbites intérieures, et des planètes géantes sur les orbites extérieures, mais de façon très compacte », a détaillé Andrew Vanderburg, postdoctorant de la Nasa à l’université du Texas, à Austin. Du fait de cette proximité des planètes par rapport à leur étoile, elles tournent aussi beaucoup plus vite : sur Kepler-90i, un an ne dure que 14 jours !

Kepler, le moissonneur d’exoplanètes

Depuis son lancement en 2009, Kepler a détecté plus de 4.000 exoplanètes, grâce à la méthode dite « des transits », qui évalue les variations d’intensité périodiques d’une étoile lorsqu’une planète de son système se positionne entre elle et l’observateur. Mais ce n’est pas tout de réaliser de telles moissons d’exoplanètes : encore faut-il pouvoir déterminer si elle se situent dans la zone « habitable » (c’est à dire compatible avec la présence d’eau liquide) de leur étoile…  et pouvoir caractériser, à plusieurs années-lumières de là, la composition de leur atmosphère.

Sources

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