« Le bitcoin est-il un futur désastre écologique ? »

Fabriquer des bitcoins requiert une puissance de calcul de plus en plus phénoménale, et donc des machines particulièrement énergivores. Un impact sur l’environnement qui commence à devenir préoccupant. Décryptage.

Quelque chose de totalement virtuel peut aisément être aussi polluant qu’un pays tout entier. Le bitcoin, qui pulvérise depuis quelques mois tous les records, continue de creuser le plafond : pour la première fois, son cours a franchi le seuil des 19.500 dollars (16.500 euros) dimanche 17 décembre, après avoir vu sa valeur multipliée par près de vingt en moins d’un an. « Qui l’eût cru ? Et qui sait maintenant jusqu’où montera-t-il ? », s’étonne encore Philippe Herlin, économiste indépendant et auteur de Apple, Bitcoin, Paypal, Google, La fin des banques ?  (Eyrolles, 2015).

Et c’est bien là le problème. Car, contrairement aux billets et aux pièces qui sont dans notre poche, le bitcoin n’a pas d’existence physique, c’est une devise virtuelle, c’est-à-dire qu’elle n’existe que sur Internet, décrypte ce spécialiste. « Elle repose sur un réseau informatique décentralisé de machines, dont le rôle est de valider les transactions entre deux parties, comme le feraient une banque ou une autorité centrale. » Sauf qu’on ne parle pas d’une poignée d’ordinateurs, mais d’une batterie de machines électroniques survitaminées, qui tournent 24h sur 24h, 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Et, à mesure que le cours du bitcoin progresse, avec l’explosion des connexions et des transactions sur le réseau, la facture électrique de la crypto-monnaie, elle, grimpe en flèche.

La consommation électrique de l’Irlande

Bien qu’il existe depuis 2009, le bitcoin est depuis quelques semaines sous les feux des projecteurs (sa valeur a été multipliée par 4 au cours des trois derniers mois). Au point que l’industrie mondiale de cette crypto-monnaie pourrait rapidement se hisser au premier rang des technologies les plus néfastes pour notre planète,  comme l’a récemment fait remarquer Alex de Vries sur son blog Digiconomist. « Le bitcoin consomme une énergie phénoménale », s’inquiète ce spécialiste, analyste au cabinet PricewaterhouseCoopersa. « Si nous l’utilisons à l’échelle mondiale, il va tuer la planète », prévient-il.

A en croire les calculs de ce spécialiste, l’industrie mondiale du bitcoin consommerait à elle seule plus de 26 térawattheures d’électricité  par an, l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’un pays comme l’Irlande. Pour se faire une idée, une opération en bitcoin serait ainsi 5000 fois plus énergivore que si on l’avait effectuée sur le réseau Visa, avance de son côté Michel Berne, maître de conférence et directeur d’études à l’Institut Mines-Télécom, cité par Usine digitale. Chaque transaction consomme désormais autant d’électricité qu’un congélateur pendant une année complète.

Sources

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