« InSight est prêt pour Mars »

L’atterrisseur InSight qui doit décoller en mai 2018 vers la planète Mars a déployé ses panneaux solaires lors d’un ultime test. 

Avec quasiment deux ans de retard, la mission InSight est désormais sur les rails et le module martien sera lancé en mai 2018 pour une arrivée prévue sur la planète rouge en novembre de la même année. L’engin est en fait une station géophysique fixe qui déploiera deux instruments principaux et qui convoiera aussi avec lui deux micropuces sur lesquelles seront gravées les noms de centaines de milliers de personnes qui se sont inscrites sur le site de la NASA l’année dernière.

Si tout se passe correctement, Ovnis Videos sera aussi sur Mars en novembre 2018 !

Presque paré au décollage

A quelques semaines du décollage, les ingénieurs de la mission procèdent à de derniers tests et essais dans le complexe de Lockheed Martin, près de Denver où la station a été construite. Ainsi le 23 janvier 2018, ils ont placé InSight en configuration de fonctionnement : panneaux solaires ouverts et instruments prêts à sonder le sous-sol martien. L’opération avait surtout pour but de s’assurer de la fiabilité des deux panneaux qui devront alimenter InSight pendant au moins une année martienne, soit deux années terrestres. Les ingénieurs ont d’abord vérifié leur bon déploiement avant d’effectuer un test d’illumination. Les panneaux ont été exposés à une faible lumière, identique à celle qu’ils recevront sur la planète rouge, et ils ont correctement converti la lumière en énergie.

Timelapse du déploiement des panneaux solaires d’InSight. Crédit : Nasa/JPL

C’est la dernière fois qu’InSight est testé en configuration d’atterrissage avant son décollage. Quelques autres mesures de vérifications doivent encore être effectuées avant son envoi vers la base aérienne de Vandenberg en Californie d’où elle sera lancée.

La mission d’InSight sera d’étudier le sous-sol de Mars pendant deux ans à l’aide de deux instruments principaux : un sismomètre et un capteur de chaleur. C’est une défaillance du conteneur destiné à maintenir le vide dans lequel se trouve ce sismomètre, conçu et fabriqué par l’Agence spatiale française, qui avait entraîné le report du lancement en 2016. Grâce à lui, les scientifiques espèrent pouvoir enfin déterminer si le noyau de Mars est solide ou liquide et comprendre pourquoi elle n’a pas une tectonique active comme sur Terre ou encore comment la planète a perdu son champ magnétique. La dernière tentative de répondre à ces questions remonte à 1975 lorsque la sonde américaine Viking avait réussi à placer deux sismomètres à la surface de la planète rouge mais les deux instruments n’ont pas parfaitement fonctionné.

Sources

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