« Kepler est à bout de carburant »

Le télescope Kepler n’a plus que quelques mois de réserve de carburant et devrait tomber en panne d’ici la fin de l’année 2018.

Lancé en 2009, le télescope spatial Kepler est une mission à 600 millions de dollars de la NASA. Sa première tâche a été l’examen de 150.000 étoiles situées dans la constellation du Cygne en quête d’exoplanètes orbitant autour d’elles. Cette phase s’est achevée en 2013 en raison d’une panne des stabilisateurs de l’appareil qui a connu par ailleurs bien d’autres désagréments au cours de son séjour dans l’espace (défaillances techniques, bouffées de rayons cosmiques dévastateurs). Les ingénieurs de la NASA, alors que la communauté scientifique pensait le télescope perdu, ont réussi à contourner cette panne en utilisant la pression du vent solaire pour stabiliser le télescope. A ainsi démarré une nouvelle mission d’investigation baptisée « K2 », consistant à scruter une portion beaucoup plus étendue de la Voie Lactée. Depuis 2014, Kepler continue donc à régulièrement dénicher des exoplanètes par paquets.

Un succès fou

Initialement, l’équipe de Kepler estimait que la mission K2 pouvait mener 10 campagnes avec le carburant restant. Comme souvent, dans le cadre de missions spatiales, cette estimation a été largement dépassée puisque début mars 2018, le télescope entamait sa 17ème campagne dobservation. Ce ne sera sans doute d’ailleurs pas sa dernière, mais sa fin s’approche inéluctablement : les réservoirs de carburants sont presque à secs. Combien reste-t-il d’autonomie à Kepler ? En fait, personne ne le sait précisément car les réservoirs n’ont pas de jauge, la Nasa s’est donc appuyée sur le comportement du télescope pour estimer les quantités restantes et a annoncé qu’à la mi-mars 2018, Kepler n’en a plus que pour quelques mois, vraisemblablement pas assez pour passer l’année… Peut-être y aura-t-il encore une bonne surprise !

Quoiqu’il en soit les deux missions Kepler sont d’ores et déjà des succès, immenses. Lorsque le télescope est lancé, en 2009, une petite centaine d’exoplanètes avaient été découvertes. Depuis sa mise en orbite, Kepler, lui, a identifié 2.649 exoplanètes dont l’existence a été confirmée et à peu près autant d’astres candidats sont en attente d’être validés. Parmi les planètes confirmées, trente au moins se situent à distance habitable de leur étoile, zone où l’eau peut subsister à l’état liquide en surface, et possèdent une masse inférieure à deux masses terrestres. Elles sont probablement rocheuses et constituent des cibles pour la recherche de milieux favorables à la vie.

TESS, le renouveau

La fin de Kepler ne signifie pas la fin de cette quête aux exoplanètes. Elle se poursuit au moyen des autres télescopes spatiaux et des observatoires au sol et elle bénéficiera tout prochainement de l’appui du nouveau satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite). TESS recherchera des exoplanètes orbitant autour des étoiles les plus brillantes et les plus proches du Soleil. Il utilisera comme Kepler la méthode des transits qui consiste à observer les infimes baisses de luminosité provoquées par le passage d’un astre devant son étoile hôte pour les identifier. TESS devra scruter pas moins de 200.000 étoiles au cours de sa mission, ce qui laisse espérer la découverte de milliers d’exoplanètes dans notre voisinage (presque) immédiat.

Sources

« Un petit clic sur la publicité ci-dessous ne vous engagera en rien mais contribuera à la bonne continuation d’Ovnis Videos. La publicité peut ou ne pas apparaître suivant votre type de navigateur et de bloqueur de publicité utilisé. Merci de votre fidélité à O.V »

Publicités