« Tiangong-1 : suivez en direct la chute de la station spatiale chinoise ! »

Tiangong-1 n’en a plus que pour quelques heures. Quels sont les risques que les débris de la station spatiale chinoise désintégrée tombent en France ? 

La station spatiale chinoise Tiangong-1 (« palais céleste ») pourrait retomber sur Terre le premier avril, et ce n’est pas une blague. Dans l’eau, on l’espère, parmi les poissons. Selon les toutes dernières estimations de l’Agence spatiale européenne (ESA), publiées le 28 mars, la rentrée atmosphérique de ce vaisseau fantôme devrait se produire entre le matin du 31 mars et l’après-midi du premier avril. L’Aerospace Corporation, Calsky et Spaceflight101 parient eux aussi sur le premier avril (plus ou moins un ou deux jours). Le 28 mars, l’ancien laboratoire spatial chinois (8,5 tonnes à son lancement en 2011) n’était plus qu’à 200 kilomètres au-dessus du sol.

À ce jour, personne ne sait encore où va tomber Tiangong-1. Il sera vraisemblablement possible de le déterminer au mieux quelques heures avant l’évènement. « De manière générale, comme les objets en orbite évoluent à 7 km/s, la zone de retombée possible même une heure avant, correspond pratiquement à une révolution orbitale complète, soit à un ruban de l’ordre de quelques dizaines de milliers de kilomètres, explique Stéphane Christy, expert au Centre d’orbitographie opérationnelle du Cnes. Pour donner un ordre d’idée, à cette vitesse, il faut deux minutes pour aller de Lille à Perpignan. De plus, il y aura probablement plusieurs impacts potentiellement éloignés dans le ruban identifié. Il est impossible de prévoir à coup sûr la retombée sur une ville particulière. »

Une chance sur 40.000 que Tiangong-1 tombe sur la Corse

Tiangong-1 tombera quelque part entre 43° de latitude nord et 43° de latitude sud (voir la carte dans l’article plus bas). Cette bande très large inclut le sud de l’Europe. En France, la Métropole est concernée en dessous de Perpignan, ainsi que la Corse mais aussi à la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion et la Polynésie… Pas de panique toutefois, les experts de l’ESA assurent que les risques de recevoir un morceau de la station spatiale sur la tête sont minimes, dix millions de fois plus faibles que d’être foudroyé au cours d’une année ! La majorité des étendues survolées par Tiangong-1 ne sont pas ou très peu peuplées : océans, mers, déserts… Pour Stéphane Christy, « si on ramène la superficie des [îles survolées] à celle de la zone survolée par la station, cela nous donne une chance sur 40.000 de tomber en Corse, une chance sur 308.000 de tomber en Martinique, une chance sur 138.000 de tomber sur La Réunion ».

 

Étant donné les dimensions de Tiangong-1 (10,4 x 3,4 m), il est à prévoir que des morceaux de l’engin touchent le sol. En dessous de 80 kilomètres d’altitude, « si certains objets devaient résister, tels les réservoirs à carburant ou les moteurs en acier inoxydable ou en titane, ils percuteront le sol seulement quelques minutes ensuite », indique l’expert. Le Centre national d’études spatiales — et d’autres agences spatiales et organismes dans le monde — observent régulièrement le « palais céleste » qui est hors de contrôle depuis 2016, la Chine de son côté avance le contraire. Le Cnes la surveille notamment avec le radar Graves, situé sur le plateau d’Albion : « actuellement, nous voyons deux à trois fois par jour Tiangong-1 survoler l’extrême sud de la France. Depuis le 23 mars, nous sommes passés en phase d’alerte renforcée ». Le suspense continue… jusqu’au dernier moment.

Sources

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