« L’atmosphère de Vénus pourrait abriter la vie »

L’atmosphère de Vénus pourrait abriter des formes de vie microbienne. Elle se serait développée en surface, quand les conditions étaient beaucoup plus clémentes, avant de migrer en altitude et subsister dans les nuages d’acide.

Les scientifiques qui cherchent à identifier d’éventuelles traces de vie dans le système solaire se concentrent depuis de nombreuses années sur Mars et les lunes-océans de Saturne et de Jupiter. Et quasiment pas sur Vénus, la plus proche voisine de la Terre qui possède une taille similaire à notre planète… mais où la pression, en surface, atteint 90 atmosphères, et la température 450°C, suffisamment pour faire fondre le plomb ! Vénus fut pourtant une planète potentiellement habitable « pendant une très longue période de l’histoire du système solaire », a déclaré il y a quelques jours David Grinspoon, de l’Institut de science planétaire de Tucson, dans l’Arizona (Etats-Unis), lors d’un colloque organisé à l’université Stanford sur l’existence possible de formes de vie dans l’Univers. Une hypothèse pas si folle que cela, a-t-il par ailleurs ajouté, quand on sait que de nombreux astronomes estiment que le sol glacial et désertique de Mars ou les océans souterrains d’Encelade et d’Europe pourraient abriter ou avoir hébergé des organismes vivants. David Grinspoon ne prétend pas que la vie existe sur Vénus. Mais avec d’autres chercheurs, il soutient que cette hypothèse ne devrait pas être écartée, et incite les scientifiques à organiser des missions d’exploration pour aller y regarder de plus près.

Cette période idyllique aurait duré plus de 2 milliards d’années

De l’eau liquide couvrait en effet la surface de Vénus avant que le volcanisme et l’effet de serre ne transforment sa surface en un monde dantesque et effectivement inhabitable. Or selon de récents travaux de modélisation, cette période « idyllique » aurait duré plus de 2 milliards d’années, une durée largement suffisante à la vie pour se développer… et migrer éventuellement, après le réchauffement de la planète, dans les nuages acides et l’atmosphère vénusienne où des micro-organismes pourraient encore subsister. Une équipe de planétologues, chimistes et paléobiologistes internationaux défendent eux aussi cette hypothèse dans la revue Astrobiology. « La couche basse des nuages de Vénus est une cible exceptionnelle pour l’exploration en raison des conditions favorable à la vie microbienne qui y règnent », écrivent ainsi les auteurs de l’étude. Rappelant qu’à 50 kilomètres d’altitude, la température et la pression avoisinent seulement 60°C et 1 atmosphère, ils estiment que les mystérieuses traînées sombres qui absorbent les rayons UV dans l’atmosphère vénusienne pourraient avoir une origine biologique. Ces chercheurs soulignent également, pour soutenir cette hypothèse, que des bactéries ont été détectées sur Terre à très haute altitude, et que des micro-organismes peuvent survivre sans oxygène dans des milieux très riches en acide sulfurique.

Sources

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