« Cette batterie a été construite il y a 175 ans et elle fonctionne toujours »

La batterie de votre smartphone ne tient jamais assez la charge à votre goût ? L’Oxford Electric Bell ou Clarendon Dry Pile risque de vous exaspérer : cette batterie a été construite il y a 175 ans, et elle fonctionne toujours. Explications.

La batterie de votre smartphone ne tient jamais assez la charge à votre goût ? L’Oxford Electric Bell ou Clarendon Dry Pile risque de vous exaspérer : cette batterie a été construite il y a 175 ans, et elle est encore capable d’agiter un petit balancier entre deux cloches qu’elle a déjà fait sonner plus de 10 milliards de fois. L’expérience de cette pile sèche, l’une des plus anciennes expériences scientifiques toujours en cours dans le monde, reste encore aujourd’hui une énigme, malgré plusieurs équipes ayant tenté de reconstruire – en vain – le dispositif. Il faudra attendre l’épuisement total de la batterie pour découvrir sa composition redoutablement puissante.

Le saviez-vous ? Une poignée d’expériences scientifiques, lancées il a plus de 50 ans sont toujours en cours. L’une des plus connues est sans conteste l’expérience de la goutte de poix qui visait montrer qu’une substance en apparence solide que l’on peut casser avec un marteau, est en réalité extrêmement visqueuse. On estime que cette expérience lancée en 1952 pourrait encore durer un siècle. Mais c’est d’une autre expérience, beaucoup moins connue, plus fascinante et ancienne dont nous allons aujourd’hui vous parler : l’Oxford Electric Bell.

Une batterie qui fonctionne encore depuis 175 ans

Cette démonstration empirique a commencé… en 1840. Il s’agit de deux piles sèches, probablement est piles Zamboni, scellées dans du souffre fondu pour éviter leur dégradation. A la base des piles, sont disposé des cloches. Entre les deux parties, un pendule métallique oscille, attiré par les différences de charges entre les deux parties. Ces piles, dont la composition intrinsèque et précise reste un mystère, génèrent de la haute tension. Ce qui permet d’exploiter les effets de charges électrostatiques. A chaque fois que le pendule fait tinter l’une des cloches, il déplace une quantité infime d’énergie, ce qui est vraisemblablement pourquoi le dispositif continue de fonctionner 175 ans plus tard.

Les piles Zamboni fonctionnent en fait en empilant des petits disques de différents matériaux en alternance, comme du zinc, papier, manganèse… En en assemblant suffisamment, le différentiel de charges peut atteindre plusieurs milliers de volts. Reste que cet exemple est le seul, connu, ayant une telle longévité. Ce qui lui a valu de se retrouver dans le Guinness où elle a reçu la distinction de « batterie la plus durable au monde » pour son « incessante tintinnabbulation ». Du coup les scientifiques se demandent encore quelle est sa composition exacte. Mais les conservateurs de l’Université d’Oxford ne laisseront personne les disséquer avant la fin de l’expérience, dont la date semble tout aussi énigmatique !

Sources

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