« Une erreur humaine serait à l’origine de la fuite d’air de l’I.S.S »

Les agences spatiales ont un instant soupçonné un impact de micrométéorite avec la Station spatiale internationale, avant qu’un responsable russe ne reconnaisse une origine humaine.

Les six astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ont eu un réveil inattendu le 30 août dernier. Les centres de contrôle de Houston et de Moscou leur ont appris que leur vaisseau perdait de l’air dans le vide, et qu’ils devaient trouver et réparer la fuite. Une situation de crise qui n’a pas provoqué de panique à bord: la perte de pression détectée par les équipes de la NASA et de l’agence russe Roskosmos était très lente, et la Station avait à ce rythme dix-huit jours de réserve d’air. Les contrôleurs ont d’ailleurs laissé dormir les astronautes, considérant que la dépressurisation était trop lente pour présenter un danger immédiat.

Bien entraînés à ce type de crise, les astronautes n’ont pas tardé à trouver l’origine de la fuite à l’aide d’un détecteur à ultrasons: le vaisseau Soyouz MS-09, amarré au segment russe du grand laboratoire orbital. Il ne s’agit heureusement que d’un petit trou de 2 mm de diamètre dans le module orbital, la partie haute du vaisseau. En attendant une réparation, le spationaute allemand Alexander Gerst, de l’Agence spatiale européenne (ESA), a d’abord mis le doigt sur le trou pour colmater la fuite. Un ruban autocollant renforcé prend ensuite le relais, avant un colmatage plus sérieux et plus définitif effectué par le Russe Sergueï Prokopiev avec de la résine d’époxy, à solidification rapide. La réparation est pour le moment efficace, puisque les instruments de bord ne détectent plus aucune perte de pression, même lente.

Le scénario d’un impact de micrométéorite ne tient pas

En premier lieu, Dmitri Rogozine, le patron de l’agence spatiale russe Roskosmos, a expliqué aux médias que la fuite avait probablement été provoquée par un impact d’une micrométéorite avec l’ISS. Un événement très possible, car si les débris d’origine humaine sont soigneusement suivis en orbite, il est en revanche impossible de prévoir la chute d’une minuscule météorite. Mais, avec quelques jours de recul, on sait désormais que la météorite était une fausse piste: le problème a été provoqué par un trou de perceuse malencontreux dans la coque, a finalement reconnu Dmitri Rogozine! Le petit trou dans la coque en aluminium est en effet accompagné par des éraflures dans la peinture caractéristiques d’un mandrin qui a malencontreusement touché la paroi.

Par chance, ce trou dans la coque a été repéré dans le module orbital du Soyouz, la partie sphérique à son sommet, et non pas dans la capsule qui va servir aux astronautes pour redescendre sur Terre, et qui doit résister à un très fort échauffement en rentrant à 28 000 km/h dans l’atmosphère. En revanche, le trou était-il déjà présent quand le Soyouz MS-09 a décollé de Baïkonour avec trois occupants à bord? C’est très possible, dans l’hypothèse d’un incident lors de l’assemblage du vaisseau: un technicien russe a pu tenter de camoufler sa bêtise en rebouchant le trou. Mais Dmitri Rogozine n’exclut pas que le forage ait été fait intentionnellement en orbite! Un scénario improbable qui ressemble plus à un moyen de disculper une éventuelle défaillance russe dans le processus de contrôle qualité avant un vol habité.

Sources

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