« La sonde Osiris-Rex sera bientôt à proximité de l’astéroïde Bennu »

Une fois arrivé en orbite de Bennu, OSIRIS-REX passera une année à étudier l’astéroïde géocroiseur, en dressera une carte en 3-D et en rapportera des échantillons pour les analyser en laboratoire. Cet astéroïde découvert en 1999 a un diamètre d’environ 575 mètres et décrit une orbite de 1,2 an autour du Soleil. Sa trajectoire coupe celle de l’orbite de la Terre et selon les données disponibles, il pourrait bien percuter celle-ci en 2175. 

OSIRIS-REX (Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer) est la troisième mission du programme New Frontiers de la NASA qui regroupe les missions interplanétaires de classe moyenne. Elle a notamment pour objectif de rapporter des échantillons du sol d’un astéroïde appelé Bennu.

Bennu (encore appelé « Bénou » ou 101955 dans sa dénomination internationale) risque de croiser la trajectoire terrestre pour la première fois le 25 septembre 2175. Les chances qu’il frappe effectivement la surface de la Terre sont de 0,0041%, soit une sur 24.000. Sur les 78 passages dangereux calculés par l’agence spatiale américaine, c’est celui de 2196 qui sera le plus inquiétant avec une probabilité de collision de 1 sur 11.000. Cela en fait le deuxième astéroïde le plus potentiellement dangereux dans les siècles à venir en regard de l’échelle (cumulative) de Palerme, qui mesure le risque d’impact des objets géocroiseurs – juste après (410777) 2009 FD, selon ce tableau des possibles impacts référencés par la NASA.

Le lancement d’OSIRIX-REX a eu lieu en septembre 2016, pour une arrivée en orbite autour de l’astéroïde en octobre 2019.
Les instruments (caméras, spectromètres, altimètre) commenceront par étudier Bennu d’octobre 2019 à octobre 2020 : cartographie, éventuels dégagements gazeux, présence satellites naturels. Ils mesureront également l’effet Yarkovsky. Cet effet modifie la trajectoire des astéroïdes les plus petits, typiquement moins de 20 km. La rotation de l’objet sur lui-même provoque la restitution de l’énergie solaire émise sous forme de rayonnement infrarouge dans une direction qui modifie lentement sa trajectoire. Cet effet est la principale cause des incertitudes sur la prédiction des trajectoires des astéroïdes géocroiseurs et donc sur leur probabilité d’impact avec la Terre. La mesure précise de l’effet Yarkovsky sur Bennu permettra d’affiner le calcul de son orbite et de mieux évaluer le risque d’impact.

Les instruments exploiteront également les images de la surface et cartographieront l’astéroïde pour déterminer les sites potentiels pour le prélèvement de régolite.

A l’automne 2020, la sonde fera un « touch-and-go » de quelques secondes afin de  prélever un échantillon (entre 60 g minimum et 2 kg) à l’aide d’un bras robotisé. Le prélèvement sera stocké dans une capsule analogue à celle de la sonde spatiale STARDUST. OSIRIS-REX accompagnera l’astéroïde pendant encore 2 ans avant d’effectuer les manœuvres de retour sur Terre en mars 2021 pour une arrivée prévue en septembre 2023.

La capsule contenant les échantillons effectuera un atterrissage en douceur dans le désert de l’Utah. Les échantillons pourront ensuite être analysés en laboratoire.

Sources

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