Dans les révélations dernièrement faites par Elon Musk, certaines sont plausibles, et d’autres peut-être un peu moins ! C’est le cas de l’autonomie complète des véhicules Tesla, qui arrivera “probablement” cette année selon l’homme d’affaires.

Une annonce assez présomptueuse

Un article du Business Insider publié le 31 janvier 2019 relatait une entrevue téléphonique organisée avec Elon Musk dans le cadre des derniers résultats trimestriels de Tesla. L’intéressé avait estimé que les véhicules de la marque seraient probablement prêts à se conduire eux-mêmes de manière sécurisée et sans l’assistance des humains d’ici la fin de cette année 2019.

Le fait est que Elon Musk avait déjà – en 2015 – prévu la même chose pour 2017, et cela n’est évidemment pas arrivé ! Alors, lorsque le patron de Tesla évoque la présentation de son pick-up électrique dès cet été ou encore le début de la production du Model Y en 2020, nous pourrions être prêts à le croire. En revanche, concernant l’autonomie complète des véhicules Tesla.

Quelles barrières au tout autonome des Tesla ?

Elon Musk a appuyé son annonce en évoquant le fait que l’Autopilot représentait déjà une solution autonome, en tout cas concernant la conduite sur autoroute. En revanche, il est important de rappeler que ce système est considéré comme semi-autonome. Le manuel utilisateur de la Tesla Model 3 préconise par exemple de garder un contrôle sur le véhicule, plus précisément de rester “en alerte” lorsque l’Autopilot est activé. La conduite en toute sécurité sans assistance humaine, ce n’est donc pas pour aujourd’hui !

Outre l’aspect technique, le côté législatif entre également en ligne de compte. En effet, il faut savoir qu’il n’existe encore aucune législation concernant l’insertion des voitures 100 % autonomes dans le trafic. En effet, nous en sommes encore au stade de nous poser des questions concernant la cohabitation entre les différentes voitures autonomes et les piétons, ainsi que les pilotes humains conduisant des véhicules classiques.

En 2017, des chercheurs allemands ont soumis des participants à une expérience de conduite en réalité virtuelle pour observer les décisions arbitraires prises en cas d’accidents. Qui sacrifier lorsque des vies sont en jeu ? Une enquête beaucoup plus récente a montré que de nombreuses personnes étaient favorables au fait que l’IA puisse choisir qui devrait mourir et survivre en cas d’accident, en ce en fonction du profil des victimes.

Ces enquêtes et recherches prennent donc du temps et doivent constituer une base pour l’élaboration d’une législation. Ceci est une condition indispensable afin d’éventuellement voir un jour des voitures autonomes se mêler aux autres véhicules dans la vie quotidienne.

Sources

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