« Premières révélations sur l’astéroïde Bennu »

Depuis décembre 2018, la sonde américaine Osiris-Rex orbite autour de l’astéroïde Bennu et a commencé à en cartographier précisément la surface. 

Un terrain très accidenté

La collecte d’échantillons prévue à la surface de Bennu par la sonde en 2020 risque d’être plus compliquée que prévu. Les premières images détaillées de la surface de l’astéroïde montrent que celle-ci est très rocheuse.

La collecte d’échantillons appelée Touch-and-Go (TAG) était initialement prévue sur un site d’échantillonnage sans danger, avec un rayon de 25 mètres. Du coup, les ingénieurs de la NASA au Goddard Space Flight Center vont devoir revoir leur plan car ils n’ont pas été en mesure d’identifier un site de cette taille sur Bennu. Au lieu de cela, ils ont commencé à identifier des sites candidats dont le rayon est beaucoup plus petit.

L’empreinte sur le site d’échantillonnage et le plus grand nombre de blocs exigeront des performances plus précises de la part d’Osiris-Rex lors de sa descente vers la surface par rapport aux prévisions initiales. L’équipe de la mission élabore actuellement une nouvelle approche, appelée Bullseye TAG, pour cibler avec précision les sites d’échantillonnage plus petits [Bullseye est le centre d’une cible].

La vitesse de rotation de Bennu augmente lentement

Une modification de la vitesse de rotation de Bennu résultant de l’effet connu sous le nom d’effet Yarkovsky-O’Keefe-Radzievskii-Paddack (YORP) a été confirmée. Le réchauffement et le refroidissement inégaux de Bennu lors de sa rotation à la lumière du Soleil entraînent une augmentation de la vitesse de rotation de l’astéroïde, diminuant ainsi sa période de rotation d’environ une seconde tous les 100 ans.

Des particules éjectées de l’astéroïde

L’équipe de la mission OSIRIS-REx a repéré des panaches de particules en images alors que la sonde était en orbite autour de Bennu à une distance d’environ un kilomètre d’altitude de la surface début janvier. Après une évaluation de la sécurité, l’équipe de la mission a conclu que les particules ne présentaient pas de risque pour l’engin spatial.  L’équipe scientifique de la mission a augmenté la fréquence des observations et a par la suite détecté des panaches de particules supplémentaires au cours des deux mois suivants. L’équipe continue d’analyser les panaches de particules et leurs causes possibles.

Pour rappel, Osiris-Rex pour Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer, a pour objectif de collecter des échantillons d’un astéroïde, vestige de la formation du Système Solaire, afin d’en apprendre plus sur sa formation et celle des planètes dont notre Terre.

Sources

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