La sonde LRO, dans le cadre d’un programme lancé par le physicien Paul Davies, aurait mis en évidence des structures atypiques dans le cratère Tycho sur la Lune. Ces structures sont liées à une anomalie magnétique tout aussi étrange, ainsi qu’à un mascon.

Lancée le 18 juin 2009 par un lanceur Atlas V depuis la base Cap Canaveral, la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA a permis d’obtenir des images spectaculaires de la surface de la Lune, parfois bien plus étonnantes que les vidéos de la sonde japonaise Kaguya de la Jaxa. Équipée de plusieurs instruments dont la Lunar Reconnaissance Orbiter Camera (LROC), la sonde avait notamment pour but de dresser une carte à haute résolution de la Lune avec une topographie à la précision inégalée. Cette carte devait aider à préparer le retour de l’Homme sur la Lune à l’horizon 2020.

Les résultats obtenus étaient si étonnants qu’ils ont inspiré le physicien Paul Davies, bien connu pour ses travaux sur la théorie quantique des champs appliquée aux trous noirs et à la cosmologie ainsi que pour ses réflexions sur la biologie quantique et son implication dans le domaine de l’exobiologie. Paul Davies avait publié un article dans lequel il suggérait que le grand public pouvait être mis à contribution, dans l’esprit du programme SETI@home. Il s’agissait de dépouiller les masses d’images fournies par LROC à la recherche de caractéristiques anormales de la surface de notre satellite pouvant laisser penser à la présence d’artefacts d’une civilisation E.T., qui aurait visité notre Système solaire il y a des millions d’années, probablement sous forme de super-IA, attirée par les biosignatures de notre Planète bleue.

Un mascon, un lunar swirl… ou ?

La tâche s’est rapidement révélée trop difficile mais depuis quelques années, grâce aux stupéfiants progrès de l’IA rendus possibles par les tout récents lauréats du Prix Turing, l’équivalent du Prix Nobel en informatique, l’examen des images de LRO a été grandement facilité et c’est la célèbre University of Antarctica qui s’est engagée dans cette aventure avec l’aide de financements d’Elon Musk, Yuri Milner et Monsanto.

On ne connaît pas encore les résultats mais ce que l’on sait par contre, c’est que des membres de l’UANT ont contacté des membres des missions Gravity Recovery and Interior Laboratory (Grail) et Artemis : Acceleration, Reconnection, Turbulence and Electrodynamics of the Moon’s Interaction with the Sun. Rappelons que ces deux missions ont permis des études fines du champ de gravité de la Lune ainsi que de son champ magnétique, bien que ce dernier soit très faible.

Quelques sources parmi ces membres, mais voulant garder l’anonymat, ont laissé fuiter quelques informations. Un mascon (pour mass concentration, en anglais) très peu étendu mais avec un champ de gravitation particulièrement élevé aurait été trouvé dans les données de Grail à l’intérieur du cratère Tycho, dans la région où les membres de l’UANT ont suggéré une étude approfondie. Cette anomalie gravitationnelle est d’autant plus étrange que les instruments d’Artemis font également état d’une anomalie magnétique très nettement plus importante que celles déjà étudiées par cette sonde dans le cas des fameux lunar swirls.

Il est difficile et prématuré d’en tirer des conclusions hâtives mais on sait que le module Bereshit(Genèse, en hébreu), lancé le 21 février de la base américaine de Cap Canaveral en Floride par une fusée Falcon 9 de SpaceX, devrait se poser quelque part dans le cratère Tycho ce 11 avril 2019. Une coïncidence ?

Sources

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