Des chercheurs américains ont estimé que des efforts immédiats seraient une obligation afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone, et ainsi assurer un climat tolérable pour les générations futures. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes encore loin de tels efforts en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement climatique !

Des contraintes pratiques

Maintenir le réchauffement climatique en dessous des niveaux acceptables fixés par la communauté internationale, est-ce possible ? Dans une étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 11 mars 2019, une équipe de la Tufts University (États-Unis) estime que les chances d’y arriver sont plutôt minces, bien qu’existantes.

Dans leur étude, les chercheurs ont analysé de nombreux scénarios et se sont imposé des contraintes pratiques. Premièrement, il est question d’allouer moins de 3 % du PIB mondial à la lutte contre le réchauffement climatique. Deuxièmement, aucune technique de géo-ingénierie ou autres (élimination du carbone) ne doit être appliquée, ce qui fixerait la réponse du climat à un niveau médian ou supérieur dans le cas où les émissions de CO2 doubleraient. Enfin, a été évoquée une « sensibilité climatique » relative à la mesure du réchauffement climatique après une augmentation du taux de carbone dans l’atmosphère.

Quasiment impossible ?

Sous l’impulsion du GIEC, l’ONU avait fixé l’objectif suivant : un réchauffement climatique inférieur à 2 °C d’ici à 2100. Selon l’étude, les émissions carbone devraient être réduites à zéro sur l’ensemble de la planète avant 2030 ! Dans la réalité, même si les pays concernés par l’accord de Paris sur le climat respectent leurs engagements, cela ne suffira absolument pas. En effet, les émissions continueront d’augmenter avec un pic en 2030, tandis que nous devrons faire avec un réchauffement global situé entre 3 et 3,5 °C.

Par ailleurs, la barre des 100 millions de barils de pétrole consommés par jour a récemment été franchie, et l’Agence internationale de l’énergie a prévu une augmentation de la consommation pour les prochaines années. Selon le rapport, il s’agit d’une hausse de la demande en kérosène et en produits pétrochimiques. Rappelons tout de même qu’actuellement, les émissions carbone dépassent déjà les 40 milliards de tonnes par an !

Un espoir est peut-être permis avec l’apparition de la géo-ingénierie solaire, selon une autre étude récente. Il s’agirait d’envoyer des avions libérer du dioxyde de soufre dans l’atmosphère. Le but ? Réfléchir la chaleur du soleil et donc limiter l’effet de serre. L’étude en question explique que cette solution pourrait être désormais appliquée sans danger, ce qui n’est peut-être pas le cas d’autres techniques de géo-ingénierie ou d’élimination du carbone.

Sources

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