« Les analyses ADN du Loch Ness vont surement être surprenantes »

Le Loch Ness tient une place particulière dans le folklore écossais. Certains pensent en effet qu’une créature préhistorique a élu domicile dans le lac. Neil Gemmell, un professeur de l’Université d’Otago (NZ) spécialisé dans la génomique et la biologie de l’évolution s’est rendu sur place avec son équipe pour effectuer des analyses ADN. L’homme évoque un résultat « surprenant », malheureusement sans pour autant donner plus de détails.

Le Loch Ness, un lac pas tout à fait comme les autres

Le tout premier récit lié à Nessie remonte à l’an 565, lorsque Saint Colomba a publié un récit hagiographique évoquant une étonnante rencontre avec une terrible créature.

D’après l’ouvrage, le moine aurait en effet porté secours à son disciple alors que ce dernier avait été pris en chasse par un animal immense. Il aurait alors réussi à le faire fuir à l’aide du signe de croix.

Par la suite, d’autres témoignages ont commencé à se faire entendre et le Loch Ness s’est très vite retrouvé au centre des attentions. Tant et si bien qu’un bureau d’investigation a été mis sur place dans les années 30 pour tenter de faire toute la lumière sur le mystère.

En pure perte cependant, puisque personne n’a encore réussi à prouver l’existence d’une telle créature.

Neil Gemmell, de son côté, se passionne depuis longtemps pour la génomique et la biologie de l’évolution. A un tel point qu’il en a fait son métier. S’il ne croit pas ne serait-ce qu’une seconde en l’existence d’un tel monstre, il a tout de même organisé l’année dernière une expédition sur place afin d’effectuer des prélèvements ADN. L’idée étant bien entendu d’en apprendre un peu plus sur l’écosystème du lac… tout en poussant les néophytes à s’intéresser à la science.

Pendant ces derniers mois, Neil Gemmelle et son équipe ont effectué des centaines de prélèvements dans le lac, à trois profondeurs différentes, et ils ont également recueilli de l’ADN de la peau, des écailles ou encore des plumes retrouvés sur son rivage.

Des résultats surprenants

Les échantillons n’ont pas été analysés sur place cependant. L’équipe les a en effet transmis à plusieurs laboratoires situés en Nouvelle-Zélande, en Australie ou même en France. L’ADN a alors été séquencé pour être comparé à des espèces connues regroupées au sein d’une gigantesque base de données génétique.

Le chercheur n’a pas encore présenté ses résultats, mais il a tout de même laissé entendre lors d’une entrevue avec le Scotsman, que les premiers résultats étaient assez surprenants :

« Y a-t-il quelque chose de profondément mystérieux ? Hmm. Cela dépend de ce que vous croyez. Y a-t-il quelque chose d’étonnant ? Il y a quelques petites choses qui sont un peu surprenantes. »

Cela veut-il dire que l’homme a trouvé une preuve de l’existence de Nessie ? Bien sûr que non, mais cette étude pourrait tout de même nous permettre de voir le mythe sous un angle différent. Parmi les diverses théories proposées pour expliquer le mythe autour du monstre, certaines évoquent des esturgeons ou poissons-chats géants. Il est donc possible que les analyses lancées par le chercheur et son équipe nous donnent un autre regard sur un mystère qui fascine l’être humain depuis plus d’un millénaire maintenant.

Il faudra en revanche se montrer patient pour en avoir le coeur net puisque les résultats de l’expérience seront présentés le mois prochain en Écosse à l’occasion d’une conférence de presse spéciale.

Sources

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