Des études effectuées en 2006 ont révélé que la concentration de métaux précieux sur les pierres volcaniques lunaires est faible. Toutefois, d’autres chercheurs ont récemment déclaré que des dépôts de métaux précieux pourraient être enfermés sous la surface lunaire. Ils pensent que les précédents résultats sont basés sur l’ensemble de l’astre.

Ainsi, quelques recherches approfondies pourraient résoudre cette divergence.

La nouvelle étude a été réalisée par le Dr James Brenan. Il a dirigé une équipe de géologues canadiens et américains. Les scientifiques ont réussi à établir des proportions entre les gisements de minerais sur Terre et ceux trouvés sur la Lune. L’analyse des pierres provenant des profondeurs s’avère nécessaire pour en savoir plus, car la lave sort de cet endroit.

« L’examen des gisements de minerais sur Terre a démontré que l’on peut trouver des métaux précieux, comme le platine et le palladium dans un endroit où il y a du sulfure de fer », a déclaré Brenan, professeur à l’Université Dalhousie.

Un bon endroit pour trouver des échantillons

Les premiers échantillons du sol lunaire ont été ramenés par les astronautes, il y a environ un demi-siècle. Les basaltes ramenés des missions Apollo 15 et 17 ont été analysés pour calculer la quantité de fer qui se trouve sur la Lune. Pourtant, les mesures étaient de 10 à 100 fois plus faibles que prévu.

« Nous avons au total 400 kilogrammes d’échantillons qui ont été apportés de la Lune par les missions Apollo…mais, ce n’est qu’une très petite quantité de matériel », a mentionné James Brenan. Ainsi, les échantillons ne suffisent pas pour avoir une idée précise de la quantité de métaux précieux qui composent la Lune.

L’équipe de James Brenan pense que la possibilité que les éléments sidérophiles soient abondants dans certains secteurs n’est pas à exclure.

La détection à distance effectuée par les satellites laisse à penser qu’il pourrait exister des affleurements de minerais dans des sections plus profondes de la Lune. Ces derniers auraient été remués par l’impact d’une météorite de grande taille, notamment dans la région du pôle Sud.

« Le pôle Sud pourrait être un bon endroit pour trouver des échantillons », a expliqué Dr Brenan.

D’autres études sur le terrain sont nécessaires

Dans des expériences en laboratoire, les scientifiques ont recréé l’énorme pression et la température élevée de l’environnement lunaire. Cela a permis de déterminer la quantité de sulfates de fer qui aurait pu s’y former. Des minerais associés à ce sulfate seraient alors bloqués dans les profondeurs et ne seraient pas emportés vers la surface par les coulées de lave.

Les chercheurs ont toujours estimé que la géochimie de la Lune est plus ou moins la même que la nôtre. Toutefois, malgré les similitudes, les différences entre les deux mondes méritent d’être étudiées.

Les futures exploitations dépendent aussi bien de la pertinence économique des projets que de l’exploration des régions méridionales de la Lune.

Sources

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