Le Japon est connu pour son art culinaire, sa technologie de pointe, mais aussi malheureusement pour les cadences infernales souvent imposées aux employés des grandes firmes. Dans ce contexte de stress et de pression permanente, l’initiative de Microsoft Japon a été forcément assez bien reçue : la division nippone du géant américain a en effet autorisé ses salariés à travailler 4 jours par semaines au lieu de 5 (sans diminution de salaire ou de congés), une « expérience » qui a largement été profitable à l’entreprise, mais aussi aux salariés du groupe.

Les résultats sont même spectaculaires, car malgré un jour de moins en travail effectif, la productivité chez Microsoft Japon a augmenté de 40% (!) tandis que 92% des salariés se sont déclarés satisfaits par cette nouvelle organisation du temps de travail. Microsoft a aussi constaté que les moments de flânerie au travail (la fameuse pause-café) duraient nettement moins longtemps que lors de la semaine de 5 jours, comme si les salariés optimisaient intuitivement leur masse de travail pour parvenir à obtenir le même niveau de productivité (voire l’améliorer). Cette optimisation s’étend d’ailleurs à la consommation électrique, forcément moindre, jusqu’au volume de papier gaspillé, là aussi en diminution par rapport à la semaine de 5 jours.

Les conclusions de Microsoft Japon n’ont rien de très étonnant : d’autres entreprises dans le monde ont déjà tenté la semaine de 4 jours, avec à chaque fois un gain de productivité et des salariés moins stressés. Au Japon cependant, l’initiative de Microsoft pourrait aider à une certaine prise de conscience : les entreprises locales (ou installées au Japon) savent désormais qu’il n’est pas nécessaire de pousser à bout ses employés pour obtenir un travail de qualité.

Sources

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