Des chercheurs de l’université du Vermont sont parvenus à créer des Xénorobots, soit les tous premiers robots vraiment « vivants ».

Ces robots ont été fabriqués à partir des cellules souches de l’embryon d’une grenouille africaine appelée Xenopus laevis. Ces cellules de grenouilles ont été placées en incubation puis « reprogrammées » via un algorithme évolutif, les cellules « actives » (capables de se contracter) participant à la mobilité du biorobot. Les chercheurs peuvent ainsi programmer des milliers de combinaisons de cellules, en fonction de l’objectif poursuivi : certains Xénorobots s’avèrent particulièrement rapides, d’autres sont plus doués pour les tâches collaboratives, etc.

Le biorobot dispose d’une « autonomie » de 10 jours (comprendre: après 10 jours, il « meurt »), mais les chercheurs pensent être capables de porter cette espérance de vie à plusieurs semaines en… les nourrissant (il fallait y penser). La très petite taille du biorobot (pas plus d’1 mm d’épaisseur) pourrait être un atout de poids dans le secteur médical : des biorobots ciblant de façon précise des cellules invasives, ce n’est peut-être plus tout à fait de la science-fiction. Le projet étant financé en partie par le DARPA, il n’est pas interdit d’imaginer d’autres utilisations… un peu moins louables.

Sources

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