Pour lancer un nouvel alunissage en 2024, l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace fait part de ses estimations budgétaires, un surplus de 35 milliards de dollars qui s’ajoute à son budget actuel.

La course à l’espace est l’affrontement le plus emblématique de la Guerre froide. Si celle-ci a en apparence prit fin, dans les faits les mêmes puissances continuent au moins idéologiquement de s’opposer. Le Programme chinois d’exploration lunaire (CLEP) qui lancera entre 2020 et 2025 des missions robotisées, puis entre 2025 et 2030 des missions habitées et le programme indien poursuivent leurs missions lunaires, tandis que les États-Unis sont restés sur le carreau. Pour cause de budgets alloués de moins en moins importants, l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (NASA) n’a plus lancé de missions vers notre satellite naturel depuis le Programme Apollo qui a pris fin en 1972. Cependant les choses s’apprêtent à changer, la NASA visant à envoyer une mission lunaire habitée en 2024. Mais pour cela, elle va devoir avoir augmenter de façon importante les moyens financiers qui lui sont octroyés.

Concrétiser des ambitions

En avril dernier, le vice-président américain Mike Pence avait demandé à la NASA de renvoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2024, à l’aide de son programme Artemis. Ce lundi, alors que la Maison Blanche révélait son budget pour 2021, Doug Loverro, le directeur des vols spatiaux habités de la NASA a fait part de la nécessité d’une forte augmentation du budget de la NASA — 12 pour cent par rapport à la demande budgétaire de l’année dernière, pour un total de 25,2 milliards de dollars. Cela se justifie par la volonté de consacrer une part importante au système d’atterrissage humain, 3,37 milliards de dollars, et à la concrétisation d’autres ambitions : établir un habitat à la surface et étudier l’extraction de glace des pôles lunaires.

Des concurrents privés

En totalité, ce surplus répété sur les quatre prochaines années fiscales porte le budget total à 35 milliards de dollars selon Ars Technica. Selon Loverro, la concurrence a changé de genre : aujourd’hui, des acteurs privés veulent aussi partir à la conquête de l’espace. Elon Musk pour SpaceX évoque ainsi des colonies sur Mars, et ses concurrents Blue Origin et Virgin Galatic, veulent proposer des voyages en orbite. Tout un programme.

Sources

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