Avec la baisse observée de l’activité du Soleil au cours des derniers cycles, certains pensaient qu’il n’arriverait pas. Pourtant, le cycle d’activité 25 semble bien avoir déjà commencé.

Depuis 1843, les astronomes savent que l’activité de notre Soleil varie selon un cycle de 11 ans. Le résultat d’un champ magnétique extrêmement complexe. Ce champ magnétique étant à l’origine des taches qui apparaissent à la surface de notre étoile au fil des mois, ce cycle est trahi par le nombre de ces taches visibles sur le Soleil.

Il y a quelques semaines, les chercheurs du Space Weather Prediction Center (SWPC, États-Unis) rapportaient justement plus de 30 jours consécutifs sans aucune tache visible. Ils montraient ainsi que l’activité de notre Soleil était proche d’un minimum. Et aujourd’hui une équipe indienne d’IISER Kolkata annonce qu’un nouveau cycle d’activité solaire vient de commencer. Le cycle d’activité 25.

Précisons que le champ magnétique qui génère les taches solaires s’inverse d’un cycle à l’autre. De quoi faire basculer l’orientation relative de la polarité des paires de taches solaires. C’est ce signe-là que les chercheurs indiens ont traqué sur des données fournies par l’Observatoire de la dynamique solaire (SDO).

Pas de mini-période glaciaire pour l’instant

Sur 74 régions observées, 41 présentent une orientation de polarité conforme au cycle 24. Ce qui signifie que les chercheurs ont identifié 33 régions avec une orientation conforme à une direction de champ attendue pour le cycle 25. Des régions actives à des latitudes plutôt élevées, qui plus est. Comme il est prévu que cela arrive en début de cycle.

Rappelons que le cycle 24 avait débuté en 2008. Il avait atteint son maximum en 2010 avant de tomber à son minimum en 2019. Le maximum du cycle 25 est attendu pour 2025. Mais la NASA prévoit que ce cycle sera le plus faible que nous ayons connu depuis 200 ans. Plus largement, les chercheurs imaginent que les cycles pourraient s’affaiblir jusqu’à atteindre, entre 2050 et 2070, un minimum nommé minimum d’Eddy.

Or l’activité solaire a un impact sur le climat de notre Terre. Entre 1645 et 1715, à l’occasion de ce que les chercheurs appellent le minimum de Maunder, notre Planète a connu des températures particulièrement basses. Le nombre de taches sur notre Soleil était alors significativement plus faible que ce qu’il est aujourd’hui. Ainsi certains annoncent que nous pourrions nous diriger à nouveau vers une sorte de mini-âge glaciaire. Mais les chercheurs d’IISER Kolkata sont formels : ce grand minimum, ce n’est pas encore pour maintenant.

Sources

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