Découverte il y a quatre mois, la luminosité de C/2019 Y4 (Atlas) augmente plus vite que prévu. À ce rythme, nous pourrions l’observer à l’œil nu en avril.

La luminosité de la comète Atlas poursuit sa croissance fulgurante. Aujourd’hui, lueur verte radieuse, elle surprend les astrophotographes qui la retrouvent toutes les nuits par la rapidité de la croissance de l’augmentation de son éclat. Fonçant vers le point de son orbite le plus proche du Soleil, le périhélie, qu’elle atteindra dans deux mois, affiche déjà, ce 24 mars, une magnitude 8 bien qu’elle soit encore à 160 millions de kilomètres de la Terre (soit un peu plus que la distance Terre-Soleil).

Paradant ces jours-ci au-dessus de la tête de la Grande Ourse, C/2019 Y4 sera de passage dans la constellation de la Girafe quand elle commencera à être visible à l’œil nu. Elle traversera ensuite Persée avant de flirter avec les Pléiades et le Taureau quand elle plongera au plus près du Soleil.

L’immense chevelure de la comète Atlas

Ce qui étonne aussi tous ses observateurs chevronnés qui la traquent depuis sa découverte, fin 2019, est la taille démesurée qu’a pris sa chevelure de gaz : quelque 720.000 kilomètres de diamètre actuellement. C’est énorme. Sa queue de gaz et de poussière, elle aussi, est déjà très étendue.

C/2019 Y4 (Atlas) a l’étoffe d’une comète qui pourrait devenir très brillante. Surtout, si l’on en croit les premières indications de son parcours dans le Système solaire, qu’elle emprunte la même voie que la « grande comète de 1844 ». Il s’agit peut-être d’un fragment de cette dernière.

On se prend donc à rêver qu’elle puisse avoir le même « potentiel » que son aînée du XIXe siècle et devenir ainsi la « Grande comète de 2020 », voire de la décennie ! Mais prudence car combien de fois des comètes annoncées comme exceptionnelles ont déçu… Et combien de fois des comètes quelconques ont, au contraire, impressionné par leur éclat imprévu. Atlas est très prometteuse et pourrait nous combler de surprise. Ce qui ne serait pas de trop en ces temps moroses de crise sanitaire.

Sources

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