Jusqu’à présent, toutes nos tentatives ont été vaines. Nous n’avons trouvé aucun signe de vie ailleurs dans l’Univers. Et encore moins de signe de vie intelligente. Pourtant, les astronomes ont découvert de nombreuses exoplanètes. Des exoterres, même. Mais ils le réaffirment aujourd’hui : si les conditions sont réunies, la vie peut émerger assez spontanément sur d’autres planètes que la Terre.

Les scientifiques savent aujourd’hui que la vie est apparue sur Terre de manière assez précoce. Dès que l’environnement offert par notre Planète est devenu suffisamment stable. En revanche, avant que le premier organisme multicellulaire se développe, il aura ensuite fallu attendre quelque quatre milliards d’années. Et un peu plus encore pour voir poindre nos ancêtres les plus primitifs. Le fruit d’un heureux hasard ? Pas si sûr, à en croire des travaux menés par des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis).

Ils se sont en effet demandé à quelle fréquence nous nous attendrions à ce qu’une forme de vie intelligente réapparaisse sur notre Planète si son histoire se répétait. Comme point de départ de leur analyse, ils ont formulé quatre hypothèses :

  • la vie est commune et l’intelligence se développe souvent ;
  • la vie est rare, mais à partir de la vie, l’intelligence se développe souvent ;
  • la vie est commune, mais développe rarement de l’intelligence ;
  • la vie est rare et développe rarement de l’intelligence.

En appliquant la méthode de l’inférence bayésienne, ils sont arrivés à la conclusion que si des planètes avec des conditions similaires et des chronologies évolutives semblables à celles de la Terre sont communes, la vie devrait assez spontanément émerger sur d’autres planètes. Le développement de formes de vie intelligentes serait en revanche plus rare.

Le caractère improbable de l’intelligence

L’inférence bayésienne, c’est le nom que les spécialistes des statistiques donnent à une méthode qui consiste à calculer les probabilités de diverses causes hypothétiques à partir de l’observation d’événements connus. En d’autres termes, l’idée est de mettre à jour la probabilité d’une hypothèse à mesure que des informations sont mises à disposition. « La technique s’apparente à celle des cotes de paris. Une boucle de rétroaction positive permet d’affiner vos estimations de la probabilité d’un événement », explique David Kipping, astronome, dans le communiqué.

Les formules mathématiques employées par les chercheurs ont immanquablement mené au même résultat : le scénario « vie commune » est toujours au moins neuf fois plus probable que le « scénario vie rare ». Les chances de voir la vie apparaître sur une exoplanète sont donc bien réelles.

En revanche, compte tenu de l’émergence tardive de l’humanité dans l’histoire de la Terre, le développement de l’intelligence ne semble pas facile et encore moins assuré. Selon les chercheurs, si nous rejouions telle quelle l’histoire de la Terre, il serait même quelque peu improbable qu’une forme de vie intelligente y retrouve sa voie !

Sources

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