Le Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN) a fait savoir qu’il souhaitait construire un accélérateur de particules de 100 kilomètres de long, un projet estimé à 23 milliards de dollars.

Si le CERN profite déjà du Grand collisionneur de hadrons, un dispositif qui mesure 27 kilomètres de long, l’organisation souhaite aller encore plus long. En effet, elle a fait part de sa volonté de construire le Future Circular Collider (FCC), un nouvel accélérateur de particules qui devrait mesurer pas moins de 100 kilomètres de long. Celui-ci est évoqué depuis un an déjà, mais le projet se précise un peu plus.

En apprendre plus sur le boson de Higgs, mais pas que

Le projet est estimé à 23 milliards de dollars, ce qui veut dire que de nombreux pays européens devront investir. L’objectif d’un tel système est de continuer à se pencher de près sur le boson de Higgs, une particule qui a été théorisée par Peter Higgs et d’autres scientifiques dans les années 1970. Le CERN lui-même a identifié ce nouveau boson en juillet 2012.

Sans trop entrer dans les détails techniques, ce boson de Higgs est important, car il constitue un élément majeur de l’explication de notre modèle standard. Selon ce dernier, tous les phénomènes qui nous entourent s’expliquent par quatre interactions que sont la gravité, la force électromagnétique, l’interaction faible et l’interaction forte. Le nouvel accélérateur de particules du CERN pourrait ainsi permettre d’en savoir plus sur cette particule importante. Il pourrait aussi servir à la découverte d’autres particules.

Fabiola Gianotti, directeur général du CERN a indiqué : « Je pense que c’est un jour historique pour le CERN et la physique des particules, en Europe et au-delà ».

Toutefois, il y a de fortes chances que cet immense accélérateur de particules ne voit pas le jour de sitôt, car le CERN espère débuter sa construction en 2018, sachant que cette dernière risque de prendre plusieurs années. Il sera installé à Genève, en Suisse.

De son côté, le Grand collisionneur de hadrons a été conçu en une dizaine d’années pour un coût estimé à 4,75 milliards de dollars. Plusieurs pays européens ont mis la main à la poche, à l’exemple de la France, mais aussi de l’Allemagne et de l’Espagne. Il se pourrait que ce nouvel accélérateur de particules demande l’intervention financière d’autres pays du monde, comme les USA ou le Japon.

Sources

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