Si vous avez toujours rêvé de découvrir de nouvelles planètes, c’est désormais possible et cela sans vous lever de votre canapé. La NASA, l’agence spatiale des Etats-Unis, a en effet lancé, mercredi 30 septembre, un tout nouvel outil participatif permettant à tout un chacun de chercher et, qui sait, de trouver de nouveaux mondes.

Baptisée «Planet Patrol», la patrouille des planètes en français, cette plate-forme inédite de science citoyenne met ainsi en relation le grand public et des astronomes professionnels.

Le but : que les amateurs, assistés des professionnels, se mettent à trier tout un stock d’images spatiales collectées par le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS), l’un des satellites dédiés à la recherche d’exoplanètes de la NASA (Les exoplanètes étant des planètes orbitant autour d’une étoile autre que le soleil, NDLR) .

Pourquoi ? Parce que rien ne remplace l’oeil humain et deux paires d’yeux valent mieux qu’une. «Les méthodes automatisées de traitement des données TESS ne parviennent en effet pas toujours à faire la distinction entre d’authentiques exoplanètes et d’autres éléments, dont certains sont de véritables sosies exoplanétaires», a en effet expliqué le chef de ce projet insolite, le chercheur Veselin Kostov, qui travaille au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland, et au SETI Institute de Mountain View, en Californie (Etats-Unis).

«C’est donc pour cela que nous avons besoin de scientifiques citoyens pour nous aider à la tâche», a-t-il ajouté. Les volontaires aideront donc à déterminer quels clichés semblent avoir les caractéristiques de planètes potentielles, de celles qui ont des caractéristiques similaires, mais qui sont en réalité trompeuses.

Des milliers de clichés à analyser

La NASA explique que le satellite TESS utilise ses quatre caméras pour prendre des images complètes d’une partie de ciel dédiée, appelée secteur, toutes les 10 minutes à raison d’une séquence d’un mois à la fois.

Un long laps de temps qui permet à TESS de voir quand les planètes passent devant leurs étoiles, ou transitent selon les cas, et atténuent leur lumière.

Ce procédé fait qu’au cours d’une année, TESS recueille finalement des centaines de milliers de clichés, chacun pouvant révéler autant de milliers de planètes.

C’est évidemment beaucoup trop pour que les scientifiques puissent les examiner à eux seuls, d’où cet appel à l’aide.

Concrètement, grâce au Web, les participants aideront les astronomes à passer au crible les images TESS de planètes potentielles en répondant à une série de questions pour chacune d’entre elles.

Ce peut être, par exemple, de demander si la planète potentielle contient plusieurs sources lumineuses ou si elle semble éclairée par une lumière parasite plutôt que par la lumière d’une étoile.

Ces questions aident in fine les chercheurs à réduire la liste des planètes possibles pour ensuite donner lieu à une étude plus approfondie. Les scientifiques citoyens peuvent également échanger entre eux grâce à la communauté Planet Patrol spécialement créée.

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