En août dernier, c’est d’abord un câble de support qui a rompu. Puis, un second quelques mois plus tard, en novembre. De quoi dangereusement fragiliser la structure du radiotélescope d’Arecibo (Porto Rico). Son démontage a été programmé.

La vie à Porto Rico n’est pas de tout repos. Depuis son inauguration en 1963, le radiotélescope d’Arecibo avait subi des tremblements de terre et des ouragans. Le dernier d’entre eux en 2017, l’ouragan Marie, avait fragilisé sa structure. Et en août dernier, ses câbles ont commencé à rompre. Tant et si bien que la National Science Fondation a été contrainte d’annoncer il y a quelques jours, pour des raisons de sécurité, la fermeture définitive de l’installation.

Une annonce qui a secoué la communauté des astronomes. Si sa vocation initiale était l’étude de l’atmosphère terrestre, le radiotélescope avait accroché à son palmarès quantité de découvertes majeures dans le domaine de l’astronomie. Les deux premières exoplanètes jamais découvertes autour d’un pulsar dès 1992, la première image d’un astéroïde en 1989, le premier pulsar binaire en 1974 ou encore, le message envoyé à destination d’une éventuelle civilisation extraterrestre, toujours en 1974.

Le radiotélescope d’Arecibo avait même fait des apparitions au cinéma. Dans « Golden Eye » en 1995 et dans « Contact » en 1997, notamment. Avec lui, c’est « une ressource d’envergure internationale » qui s’en va, « une partie de notre histoire qui disparaît ».

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