Avast a découvert une trentaine d’extensions vérolées populaires sur les navigateurs Google Chrome et Microsoft Edge. Les dangers vont du simple affichage de publicités à la collecte d’informations personnelles. Au total, ce sont environ trois millions d’ordinateurs qui sont infectés par des extensions pourtant toujours disponibles en téléchargement.

Très connu pour la qualité de son antivirus gratuit, Avast a découvert que les navigateurs Chrome et Edge étaient infectés d’une trentaine d’extensions vérolées. Au total, ce ne sont pas moins de trois millions d’internautes qui les ont téléchargées et, bien évidemment, il est conseillé de les désinstaller si c’est déjà le cas, et surtout de ne pas les télécharger car les dangers sont multiples.

Ainsi, les experts rapportent que ces extensions cachent des outils pour rediriger le trafic de l’utilisateur vers des publicités. Le but : faire de l’argent sur le dos des internautes en affichant des pages web et des bannières de publicités. C’est le moins dangereux. Mais le malware peut aussi rediriger vers des sites de phishing pour voler les données personnelles des utilisateurs telles que les dates de naissance, les adresses e-mail et les appareils actifs.

Le malware peut se déclencher plus tard

Pire, ils ont identifié un code malveillant basé sur du Javascript qui permet aux extensions de télécharger d’autres logiciels malveillants sur le PC d’un utilisateur. « Notre hypothèse est que, soit les extensions ont été délibérément créées avec le malware intégré, soit l’auteur a attendu que les extensions deviennent populaires, puis a poussé une mise à jour contenant le malware », explique un chercheur d’Avast. Autre hypothèse : ces extensions populaires ont été vendues par leur créateur et des pirates les ont récupérées pour y intégrer des virus.

Le piège, c’est que ces extensions attirent l’internaute par leurs fonctions. L’une permet ainsi de récupérer des vidéos en provenance de Facebook, tandis qu’une autre propose de télécharger des stories d’Instagram. Le plus « piégeux » encore, c’est que le malware ne se déclenche qu’au bout de quelques jours. Pire, Avast a remarqué que le malware était capable de détecter le type d’activité de l’internaute.

Le virus détecte le profil de l’internaute

En fonction de l’historique du navigateur auquel il accède, le malware peut ainsi vérifier si la personne est un développeur ou un spécialiste en informatique. « Si tel est le cas, il n’exécutera aucune activité malveillante sur son navigateur. Il évite d’infecter des personnes plus expérimentées dans le développement Web car elles pourraient plus facilement découvrir ce que font les extensions en arrière-plan », écrit Avast. En clair, le malware cible l’internaute lambda, et non le geek.

Pour l’instant, et nous avons pu le vérifier, les extensions sont toujours disponibles en téléchargement ; Microsoft et Google ont confirmé qu’ils examinaient actuellement le problème.

Voici la liste des extensions qu’il est impératif de désinstaller :

  • Direct Message for Instagram ;
  • DM for Instagram Invisible mode for Instagram ;
  • Downloader for Instagram ;
  • Instagram Download Video & Image ;
  • App Phone for Instagram ;
  • Stories for Instagram ;
  • Universal Video Downloader ;
  • Video Downloader for FaceBook ;
  • Vimeo Video Downloader ;
  • Volume Controller ;
  • Zoomer for Instagram and FaceBook ;
  • VK UnBlock ;
  • Upload photo to Instagram ;
  • Spotify Music Downloader ;
  • Pretty Kitty, The Cat Pet ;
  • Video Downloader for YouTube ;
  • SoundCloud Music Downloader
  • The New York Times News.

Si vous avez un doute, Avast a mis en ligne un outil, WebTrails, qui permet de vérifier si les extensions installées collectent des données sans votre permission.

Sources

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