L’effondrement du bloc d’instruments suspendu au-dessus du radiotélescope Arecibo a marqué les esprits. À Porto Rico, les autorités souhaitent le reconstruire.

Le célèbre télescope Arecibo, qui s’est effondré au début du mois de décembre alors que sa structure était grandement fragilisée par la rupture de câbles qui maintenaient en l’air le récepteur au-dessus de l’antenne, sera reconstruit. C’est en tout cas le souhait de Porto Rico, dont la gouverneure, Wanda Vázquez Garced, a promis une enveloppe de 8 millions de dollars le 28 décembre.

L’effort financier consenti par l’île sera appuyé par d’autres aides, Wanda Vázquez Garced évoquant le concours des États-Unis ainsi que du secteur privé. À la suite de la perte du radiotélescope, l’un des plus grands jamais construits et l’un des plus iconiques, une pétition contenant 100 000 signatures a été adressée au Congrès des États-Unis après la catastrophe, en faveur de sa reconstruction.

UN RADIOTÉLESCOPE ICONIQUE, MAIS EN MAUVAIS ÉTAT

Arecibo est un observatoire qui s’appuyait sur une immense antenne parabolique bâtie au sol, de 305 mètres de large, au-dessus de laquelle était suspendu un très lourd ensemble d’instruments de 900 tonnes, à près de 140 mètres de haut. Trois tours autour du disque maintenaient cette plateforme par des câbles. Il a été pendant longtemps le plus grand de sa catégorie, avant la mise en service d’un radiotélescope chinois.

Arecibo est avant tout connu pour le célèbre message qu’il a émis vers l’espace en 1974, en imaginant que celui-ci serait un jour capté par une intelligence extraterrestre. Sa carrière, longue de 60 ans, a aussi permis de participer à des découvertes astronomiques, de la rotation de Mercure à à la détection d’un pulsar binaire, en passant par les sursauts radio rapides ou les exoplanètes.

Spectaculaire, l’effondrement d’Arecibo n’a toutefois pas particulièrement précipité la fin du radiotélescope. En novembre, il avait été décidé de mettre l’installation hors service et de planifier sa démolition à cause de dommages trop importants. L’accès à l’installation avait alors été interdit et des drones avaient été placés dans les parages pour inspecter son état — ce qui a permis par hasard de filmer sa chute.

Sources

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