Le gestionnaire du réseau électrique (RTE) vient d’annoncer qu’il prévoit une forte hausse de la consommation d’électricité en raison de la vague de froid attendue et conseille, pour « éviter tout risque de coupure », de réduire sa consommation. La France manque de courant.

La consommation électricité en période de froid modéré comme nous la vivons passe par 2 pics à 9h du matin et à 19h qui atteignent 80.000 MW. « Nous avons frisé la rupture et nous avons  pu faire face grâce à l’hydraulique qui marchait au maximum, aux centrales à gaz et aux importations » précise Jean-Louis Butré, Président de la fédération Environnement Durable et expert du groupe Energies & Vérités qui alerte le gouvernement. « Le nucléaire fonctionne aux maximum compte tenu de l’état en décrépitude du parc. Si par malheur nous vivions une vraie vague de froid ( -10 ou -15°c)  la France serait sans électricité  car il faudrait trouver environ 2.000 MW de plus par degré en moins.
La sécurité du territoire est désormais suspendue à la météo. Le risque est non négligeable  pour février et les prévisions de température  seront  connues  d’ici une dizaine de jours. »

Pas de vent

Pour le président de la fédération Environnement durable,  cette situation, inimaginable il y a quelques années est le fruit d’une politique d’abandon de notre industrie de l’électricité dont le fondement nouveau est de remplacer des moyens de production fiables et pilotables par des sources intermittentes comme l’éolien.

En période froide anticyclonique c’est-à-dire sans vent les éoliennes ne produisent pas d’électricité. Le 7 janvier 2021 au matin, pour une puissance installée voisine de 14.000 MW,  les éoliennes ont fourni 946 MW soit 1% du total de la consommation électrique des Français. Cette réalité balaye tous les mensonges perpétrés depuis des années par l’agence de maitrise de l’énergie (ADEME) et les promoteurs qui se targuent du nombre de milliers de foyers qu’une nouvelle éolienne va alimenter en affirmant qu’il y aura toujours du vent quelque part du au « foisonnement » qui garantira la production du parc éolien français.

Un black-out impossible?

Cette situation électrique critique avait été annoncée par les déclarations du 19 novembre 2020 de Madame Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle mettait en évidence la fragilité extrême de la production française d’électricité qui allait conduire inexorablement à un programme de restrictions et de rationnement. Elle envisageait cet hiver des coupures de courant, l’arrêt de pans entiers de secteurs industriels et des baisses de tension du réseau au moment où le redressement économique de la France devrait être basé au contraire sur une électricité abondante, fiable et bon marché.
Pour rassurer les Français Mme Pompili avait affirmé qu’un black-out n’était pas possible en se basant sur un hiver normal. Aujourd’hui la température est de -1°C, peut-elle le garantir au cas où celle-ci descendrait à -10°C en sachant qu’il faut environ 2000 MW supplémentaires par degré en moins ?

Irresponsable

Depuis des années Jean-Louis Butré, le président de la fédération Environnement Durable alerte le gouvernement sur cette situation. Il avait déclaré le 16 novembre : « depuis des décennies la politique énergétique de notre pays a été un exemple de réussite qui nous a permis d’avoir l’une des électricités les moins chères d’Europe, nous procurant ainsi un avantage compétitif. Ce succès de nos ingénieurs et de nos responsables politiques n’est plus qu’un souvenir tant les efforts du lobby écologiste ont détruit avec constance cet atout national ».

Cette stratégie irresponsable a été actée par la signature de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). Le gouvernement a non seulement sacrifié l’indépendance de la France, sa liberté d’action et son statut de grande puissance mais en plus, comme le prouve l’annonce de RTE, a désormais mis en danger la sécurité du territoire.

Sources

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