À la recherche d’une nouvelle Terre ? D’une planète B ? Oubliez la Lune et laissez Mars derrière vous. Mais pas trop, tout de même. Un physicien vous propose de partir vous installer sur une méga station spatiale en orbite autour de Cérès, la planète naine la plus proche de la Terre.

Imaginez une gigantesque structure composée de milliers d’engins cylindriques, tous reliés à un cadre en forme de disque par des attaches magnétiques. Le tout éclairé, alimenté — et protégé des météoroïdes submétriques — par des miroirs géants ajustables permettant d’exploiter l’énergie du Soleil. Et en orbite autour de Cérès, cette planète naine située dans la ceinture d’astéroïdes, entre Mars et Jupiter, à quelques centaines de millions de kilomètres de nous seulement. Ça y est ? Vous y êtes ? Parfait. Car à en croire Pekka Janhunenphysicien à l’Institut météorologique finlandais, c’est à ça que pourrait ressembler… notre planète B !

Dans chacun des cylindres, une atmosphère artificielle et une gravité semblable à celle de la Terre grâce à la force centrifuge générée par sa propre rotation. Et surtout, tout l’espace nécessaire à quelque 50.000 humains. Ainsi que la possibilité de rejoindre les cylindres voisins grâce à des trains à sustentation magnétique. Mais attention au mal de l’espace. De telles liaisons se feront en apesanteur.

.Pour les matériaux de construction attendez-vous à une livraison directe et économique depuis Cérès. Par un ascenseur spatial long – rendu faisable par la faible gravité et la vitesse de rotation rapide de la planète naine – d’un peu plus de 1.000 kilomètres de diamètre lui aussi alimenté par des panneaux solaires. Déposés à la surface de la planète naine, cette fois.

Une méga station spatiale autour de Cérès

Avec ses plans, Pekka Janhunen parvient à résoudre — sur le papier au moins — un certain nombre de difficultés qui se sont posées par le passé à ceux qui ont imaginé une colonie humaine dans le Système solaire. Les problèmes d’adaptation à de faibles gravités — sur Mars ou sur la Lune — ainsi que les problèmes de liaisons ou, à l’inverse, de collisions entre des colonies en orbite autour d’un même corps céleste — comme le Soleil.

Le physicien nous promet des colonies urbaines et d’autres plus rurales. Avec des sols allant jusqu’à quatre mètres de profondeur. De quoi faire pousser des plantes et même des arbres. Le tout sans craindre d’événement météorologique extrême ou autre catastrophe naturelle. Le paradis… ailleurs que sur Terre ?

C’est sans compter le fait que ni la gravité artificielle, ni les ascenseurs spatiaux, ni les miroirs géants, ni même les blindages contre les radiations cosmiques n’ont encore pu être mis au point. Et ne parlons même pas de la logistique nécessaire à transporter l’humanité au-delà de Mars. Mais, Pekka Janhunen promet qu’une fois toutes ces questions résolues, il ne faudra pas plus d’une vingtaine d’années pour construire la méga station spatiale de ses rêves autour de Cérès.

Sources

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