Pour des raisons qui n’ont pas été communiquées à la presse, le Bureau des lancements commerciaux de la FAA a refusé d’autoriser le vol du SN9. Cette décision n’a pas vraiment pas été du goût d’Elon Musk qui l’a fait savoir. Cela dit, ce vol, qui n’a évidemment rien d’historique, pourrait avoir lieu dans le courant de la semaine.

Le vol du prototype SN9 qui devait avoir lieu en fin de semaine dernière a été reporté à une date qui n’a pas encore été communiquée. Le Bureau des lancements commerciaux de la FAA, l’agence américaine qui réglemente les lancements privés n’a pas autorisé ce vol de démonstration. Une décision qui a mis Elon Musk très en colère au point de twitter que « selon ces règles (de la FAA), l’humanité n’atteindra jamais Mars ».

Pour expliquer son refus, la FAA a simplement indiqué à la presse des « problèmes » avec les licences de vol des SN8 et 9. D’après ce que l’on sait, le changement d’un des trois moteurs Raptor du SN9 aurait nécessité une nouvelle procédure d’autorisation de vol et les explications fournies à la suite du crash du SN8 ne seraient pas satisfaisantes.

Rappelons que la responsabilité de la FAA peut être engagée en cas de dommages sur des personnes ou des biens. D’où des règles très strictes qui encadrent les vols de démonstrations et les lancements privés qui, dans un futur proche, vont devenir de plus en plus nombreux. Tout lancement, qu’il soit suborbital ou orbital, doit donc faire l’objet d’une déclaration de telle sorte que les autorités puissent émettre un « Notam » (notice to airmen) pour faire évacuer la zone aérienne d’évolution, et un « Avurnav » (avis urgent aux navigateurs) sur les zones maritimes de retombée possible. Si Space X modifie unilatéralement son plan de vol ou apporte des modifications à son prototype sans en informer la FAA, il n’est pas étonnant que l’autorisation de vol soit suspendue.

Le rôle de la FAA dans le bon déroulé des vols des prototypes SN

Elon Musk a donc tout intérêt à garder de très bonnes relations de travail avec l’organisme qui autorise le vols de ses réservoirs volants. En effet, la méthode de développement du Starship, qui comprend une multitude de démonstrateurs volants, nécessite autant d’autorisations de vol…

SpaceX a mis à profit ce contre-temps pour sortir de son hangar le SN10 et l’amener sur son emplacement de tir, à quelques mètres du SN9. Comme pour les SN 8 et 9, le SN 10 est doté d’un cône aérodynamique, de volets et utilisera trois moteurs Raptor. Il volera jusqu’à une dizaine de kilomètres d’altitude.

Pour rappel, le vol du SN9 n’a évidemment rien d’historique. Il s’agit ni plus ni moins que d’une répétition du vol du SN8 en volant moins haut. Il a pour but d’atterrir en un seul morceau et de corriger les défauts rencontrés avec SN8.

Sources

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