Une étude suggère qu’une forme de vie intelligente avancée pourrait utiliser l’énergie des trous noirs. Selon cette étude, cela pourrait être la façon de les détecter.

L’humanité est-elle la seule forme de vie intelligente dans l’Univers ? C’est la question qu’on se pose depuis que l’on sait que la Terre n’est pas la seule planète dans l’Univers. Malheureusement, malgré les télescopes radio braqués sur le ciel dans toutes les directions, absolument aucun signe d’une autre vie intelligente n’a été détecté. D’après une étude récente très sérieuse, il se pourrait que la réponse se trouve à proximité des trous noirs.

Utiliser un trou noir comme source d’énergie laisserait des traces visibles

Les trous noirs restent encore aujourd’hui un grand mystère de la physique. Situés au centre de chaque galaxie, ils font l’objet d’une grande curiosité de la part de la communauté scientifique. D’après une étude menée par l’université de Colombia à New York et l’université Adolfo Ibáñez au Chili, il se pourrait que ces derniers puissent un jour trahir la présence d’une civilisation avancée. Capturer et utiliser une partie de l’énergie générée par un trou noir donnerait accès à un source d’énergie quasiment illimitée. D’après les scientifiques, un tel processus pourrait laisser des traces observables.

Une idée qui relève pour l’instant de la science-fiction, et le restera encore longtemps. En effet, le trou noir connu le plus proche de la Terre se situe à 1 000 années-lumière. Une distance inatteignable, qui le restera encore longtemps, si ce n’est pour toujours. Cependant, les observer pourrait nous permettre de détecter d’autres civilisations avancées. « Nous n’avons fait que la physique dans cet article, mais je travaille maintenant avec un de mes collègues pour appliquer cela à la réalité, pour rechercher des civilisations, pour essayer de voir quel type de signal vous auriez besoin de rechercher » a déclaré Luca Comisso, co-auteur de l’étude.

Exploiter l’énergie des trous noirs, un concept qui n’est pas nouveau en physique

Notons que ce n’est pas la première fois qu’une telle théorie voit le jour. L’une des plus connues est celle de Roger Penrose, publiée en 1969. Le prix Nobel de physique avait proposé un modèle appelé processus de Penrose, dans lequel on envoie une particule traverser un trou noir. Une fois l’ergosphère atteinte, région crée par la rotation du trou noir, la particule se briserait en deux. L’un de ces fragments serait alors aspiré par le trou noir, l’autre serait éjecté avec une charge en énergie supérieure à celle de l’objet initial.

Une autre étude, publiée en 1977, a été proposée par les astrophysiciens Roger Blandford et Roman Znajek. Cette théorie se basait sur une non-reconnexion des champs magnétiques. Une fois déconnectés, les champs magnétiques ne reconnecteraient pas, mais créeraient une torsion électromagnétique. La nouvelle théorie proposée par Luca Comisso et Felipe Asenjo s’oppose à cette dernière. D’après Luca Comisso, les deux théories pourraient être testées dans le futur afin de déterminer laquelle serait la plus efficace. « À l’avenir, les gens feront des simulations des deux cas avec des super-ordinateurs, et il pourrait y avoir une comparaison, mais pour le moment, ce n’est pas clair. »

Sources

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