La NASA ne retournera finalement pas sur la Lune en 2024, c’est désormais officiel. Il faudra attendre 2025 au plus tôt, à cause du retard pris par le développement des combinaisons spatiales.

Après plusieurs mois de doute et de difficultés, la NASA vient finalement de renoncer : l’Homme ne retournera pas sur la Lune en 2024. Il faudra désormais attendre 2025 au plus tôt pour assister au dernier volet de la mission Artemis.

Ce délai forcé et pris à contrecœur est dû à de gros retards sur un point absolument central du programme : les combinaisons spatiales. Cela fait déjà des années que la NASA souhaitait marquer le coup avec une nouvelle génération de combinaisons; en effet, celles qui sont utilisées actuellement sont les mêmes qui étaient utilisées à l’époque d’Apollo, dans les années 60… Autant dire que si elles nous ont rendu de fiers services, il est plus que temps de remiser les combinaisons actuelles et de tourner la page.

Le problème, c’est que concevoir de tels bijoux de technologie est un sacré défi d’ingénierie. La NASA a eu beau injecter 420 millions de dollars de R&D dans ces combinaisons, le programme n’a pas avancé aussi vite qu’escompté. D’après un rapport interne de l’institution, ces combinaisons ne seront pas prêtes avant avril 2025 au plus tôt. D’ici-là, le programme devrait encore coûter au moins 625 millions de dollars. Il atteindrait alors un coût total avoisinant le milliard.

Un immense défi technique qui a encore besoin de temps

Cette situation a apparemment donné des idées à certains; en apprenant cette nouvelle, Elon Musk s’est empressé de sauter sur l’occasion en tweetant que “SpaceX pourrait le faire si besoin”.

Mais même si la NASA acceptait l’aide de SpaceX, ce qui est assez peu probable, il ne s’agirait pas d’une garantie de tenir les délais. Et pour cause, la NASA a vu les choses en grand et ne s’est pas facilité la tâche.

Certains éléments sont d’une difficulté colossale à concevoir; c’est le cas des gants, par exemple, qui doivent être d’une solidité irréprochable tout en restant mobiles et confortables. Un casse-tête sans nom pour les ingénieurs. De plus, les articulations ont été entièrement repensées. Chaque élément de cette nouvelle génération sera également adapté à l’astronaute qui l’utilisera grâce à des scans 3D. La taille du système de thermorégulation et d’alimentation en oxygène a aussi été considérablement réduite. Lorsque les astronautes pourront enfin les enfiler, ces combinaisons devraient donc offrir une mobilité exceptionnelle par rapport aux modèles actuels.

Sources

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