L’ISS commence à se faire vieille. La station spatiale internationale, dont l’assemblage en orbite a démarré à la fin des années 90, montre des signes d’usure un brin inquiétants. Outre le trou repéré il y a quelques mois dans le bras robotisé extérieur (le petit trou le plus médiatisé de l’histoire spatiale), les astronautes présents à bord découvrent aussi des micro fissures dans la structure interne de la station.

Tout récemment, les astronautes Sergey Ryzhikov et Sergey Kud-Sverchkov sont tombés sur des fissures situées dans le module Zarya, soit le plus ancien module de l’ISS (1998). Or, ce module est celui qui contient les systèmes de survie de la station. Pour Vladimir Soloviev, ingénieur en chef de la société spatiale Energia, l’heure n’est plus à relativiser ce type d’incident : « c’est mauvais » a déclaré Soloviev à l’agence de presse RIA. Ce n’est pourtant pas la première fois que le module Zarya montre des signes de faiblesse : au mois de mars de cette année, les mêmes astronautes russes avaient déjà colmaté deux petites fissures dans le module Zarya.

Les avertissements de la « composante russe » de la station sonnent aussi comme une désaveu global de l’ISS. La Russie semble en effet prendre de la distance avec la station spatiale depuis que SpaceX effectue le transport des astronautes en lieu et place des fusées Soyouz. Le partenariat informel entre la Russie et la Chine concernant une station spatiale en orbite lunaire  constitue peut-être un autre élément d’explication.

Sources

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