Continuant de s’approcher du Soleil, la comète C/2021 A1 (Leonard) a offert un spectacle étonnant depuis l’île de La Palma aux Canaries.

Entre volcan et ciel étoilé

On a beaucoup parlé de La Palma ces derniers mois. C’est en effet sur cette île de l’archipel des Canaries qu’est entré en éruption le Cumbre Vieja. En activité depuis le 19 septembre 2021, le volcan s’est éteint un peu avant Noël. Mais les volcanologues ne sont pas les seuls à fréquenter cette île. Les astronomes y ont mis en service depuis 2007 le plus grand télescope optique du monde. Il s’agit du Gran Telescopio Canarias construit à 2.400 mètres d’altitude. Cet instrument géant (300 tonnes monture comprise) fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos. Sous une coupole de 32 mètres de diamètre, son miroir primaire est composé de 36 miroirs hexagonaux. La surface collectrice totale est de 75,7 m², soit l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,4 mètres de diamètre.

Comète dans un ciel d’encre

Au-dessus des nuages, loin de toute pollution lumineuse, les astronomes vont cueillir les étoiles chaque nuit dégagée. Outre les observateurs professionnels, le sommet de La Palma attire aussi les astrophotographes comme Sebastian Voltmer. Le 26 décembre, ce dernier a réalisé un magnifique cliché de la comète C/2021 A1 (Leonard).

À cette occasion, il a pu immortaliser ce qu’on appelle un “événement de déconnexion” dans la queue de plasma, dont la longueur totale dépasse les 30° ! Explication de ce phénomène sur le site de l’Institut Royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique. Quelques heures plus tard, l’astrophotographe n’a pas manqué le passage de la comète au-dessus de la coupole du Gran Tecan.

C/2021 A1 est sous surveillance depuis le 3 janvier 2021, date de sa découverte par l’astronome Greg Leonard. Après son passage au plus près de la Terre (35 millions de kilomètres) le 12 décembre, la comète poursuit son chemin en direction du Soleil (le périhélie est prévu le 3 janvier 2022). L’astre chevelu devrait donc continuer à régaler les observateurs d’Europe du Sud pendant les nuits à venir. En espérant qu’elle ne se désintègre pas dans la chaleur solaire, sort qu’ont connu d’autres comètes dans le passé, comme par exemple C/2019 Y4 (Atlas) l’année dernière.

Sources

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