Déjà présent en France, le variant BA.2 est déjà majoritaire au Danemark. Dangerosité, transmissibilité, résistance aux vaccins… voici ce que l’on sait, actuellement, de ce sous-variant d’Omicron.

Dès le mois de Décembre 2021, l’OMS évoquait déjà ce sous-variant d’Omicron appelé variant BA.2. Si l’OMS n’a pas encore classifié ni renommé ce sous-variant, des spécialistes se sont penchés sur son cas à travers le monde entier.

Ce que l’on savait déjà

Plusieurs mutations. Le sous-variant BA.2 présente plus de mutations que le variant Omicron originel.
Découvert en Inde. Il aurait été découvert en Inde. C’est d’ailleurs un voyageur de retour d’Inde (un homme de 31 ans) qui l’aurait importé en Chine, selon une première parution chinoise sur le sujet en date du 3 janvier.
Vendredi dernier, BA.2 avait été repéré dans plusieurs pays : en Inde et en Chine, donc, mais aussi au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, à Singapoure, en Afrique du Sud et en Australie selon les 89 séquences disponibles sur la plateforme GISAID (partage de données sur les virus).
Indétectable aux tests PCR. Le sous-variant serait plus difficilement repérable. En effet, BA.2 diffère de la variété « standard » d’Omicron car il échappe à la stratégie SGTF qui permet de détecter le variant via les tests PCR.

Ce que l’on sait désormais

Qualifié de variant furtif à tort. BA.2 est dépourvu des mutations sur la protéine Spike et c’est la raison pour laquelle, il a échappé aux tests qPCR. Ce test avait été utilisé pour estimer la vitesse de propagation d’Omicron. Indétectable, BA.2 a ainsi été décrit à tort comme une « variante furtive ».

Majoritaire au Danemark. Le variant est désormais présent dans la plupart des pays d’Asie mais également en Europe. Il y aurait 0,19% des tests avec ce variant actuellement en France. Il est toutefois devenu majoritaire au Danemark ces derniers jours. C’est le pays d’Europe où sa présence est la plus prononcée actuellement.

Plus transmissible. La présence de plus en plus signalée dans autant de pays à travers le monde démontrerait « dans une certaine mesure que BA.2 serait plus transmissible qu’Omicron », selon Tom Peacock, virologue au département des maladies infectieuses de l’Imperial College de Londres.

Dangerosité. Actuellement, il n’y a pas de données assez solides pour tester une éventuelle dangerosité supérieure du variant BA.2 par rapport à Omicron.
Tom Peacock évoque toutefois des « observations très précoces de l’Inde et du Danemark qui suggèrent qu’il n’y a pas de différence dramatique de gravité par rapport » à Omicron. « Ces données devraient se solidifier (d’une manière ou d’une autre) dans les semaines à venir. »

Efficacité des vaccins? Si la dangerosité supposée de BA.2 est assez proche de celle d’Omicron, il devrait y avoir la même réponse des vaccins. Soit une efficacité prouvée sur les formes graves mais pas sur les transmissions.

Une sixième vague? Il est bien entendu trop tôt pour le savoir, l’OMS n’ayant pas encore placé le variant BA.1 dans ses radars. Mais, à travers le monde, ils sont nombreux à travailler sur « le séquençage et la surveillance » et ils vont garder « un œil attentif sur BA.2″. Tom Peacock doute, lui, » que BA.2 aura un impact substantiel sur la vague actuelle d’Omicron de la pandémie… » Si BA.2 provoque « une deuxième vague d’Omicron, même avec une transmissibilité légèrement plus élevée, il ne s’agit absolument pas d’un changement tel que l’épidémie l’a connue avec le passage de Delta à Omicron ». Si 6e vague il y a, elle « est plutôt susceptible d’être plus lente et plus subtile ».

Les premières réponses sur ce que sera l’avenir de ce variant BA.2 ne sont pas attendues avant plusieurs semaines. En attendant, Omicron fait toujours la une avec des records de contaminations notamment en France.

Sources

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