Les tensions russo-américaines se sont ravivées sur fond de guerre en Ukraine. Il y a quelques jours, le Président Joe Biden annonçait qu’il affaiblirait l’industrie spatiale russe en interdisant l’importation vers la Russie de tous les composants de haute technologie produits aux Etats-Unis. Dans la foulée de ces déclarations, Dmitri Rogozine, le patron de l’agence spatiale russe Roscosmos, a menacé d’abandonner la navigation et le guidage de la station spatiale internationale, notamment via le vaisseau cargo russe Progress, ce qui conduirait mécaniquement au désorbitage de la station et à son crash sur Terre.

Face à ces propos pour le moins agressifs, la NASA a préféré jouer la carte de la désescalade : « La NASA continue de travailler avec tous ses partenaires internationaux, y compris la State Space Corporation Roscosmos, pour la sécurité des opérations en cours de la Station Spatiale internationale », a ainsi déclaré le porte-parole de l’agence, Joshua Finch. « Les nouvelles mesures de contrôle des exportations continueront de permettre la coopération spatiale civile américano-russe. Aucun changement n’est prévu concernant le soutien de l’agence pour les opérations en cours en orbite et au sol ».

L’agence spatiale américaine précise donc clairement que de son côté il n’est pas question de rompre la collaboration avec la partie russe, et ce  malgré l’embargo américain sur les exportations vers la Russie. Est-ce à dire que le secteur spatial pourrait être (relativement) épargné par les restrictions imposées par les Etats-Unis ? Pour l’instant, il est encore bien difficile d’y voir clair…

Sources

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