Le dérèglement climatique est une réalité parfois difficile à accepter, pourtant rien ne sert de se bercer d’illusions. Au contraire, il faut être conscient des problématiques environnementales pour s’engager dans une démarche de contribution à la neutralité carbone efficace (Mesurer, Réduire, Compenser). Voici 10 idées reçues sur le climat réfutées par la science pour bien comprendre l’urgence.

Le réchauffement climatique est une pure invention !

FAUX !
Les climato-sceptiques existent et existeront toujours, c’est ainsi. Ils se basent sur des données biaisées (ou excluant soigneusement la réalité) ou alors sur des calculs trop simplistes. Le réchauffement climatique est bien réel et a malheureusement commencé. Pour appréhender ce concept, il faut déjà distinguer la notion de météo et celle de climat. La météo indique le temps qu’il fait à un instant, un endroit donné et sur une courte période, tandis que le climat décrit des évolutions à long terme et à grande échelle. Selon les estimations du GIEC, la température à la surface de la Terre aurait déjà augmenté de 1,1°C environ par rapport à l’ère industrielle. Les émissions de gaz à effet de serre et l’activité humaine en sont grandement responsables. Si rien ne change, une augmentation de 2,7°C d’ici la fin du siècle est encore à craindre. Cela pourrait nous mettre tous en danger et continuer de nuire gravement à l’environnement.

Les changements climatiques ont toujours existé et ce n’est pas si grave !

FAUX !
Il est vrai que la Terre a connu plusieurs périodes successives de refroidissement et de réchauffement. L’analyse des carottes glaciaires a ainsi permis de mettre en évidence que durant les 800 000 dernières années, des périodes glaciaires froides et des périodes interglaciaires chaudes ont alterné à peu près tous les 100 000 ans. Or ces variations sont des phénomènes naturels dont la vitesse de réchauffement et de refroidissement est beaucoup plus lente que le phénomène observé depuis 150 ans, en plus de posséder des causes bien différentes. Le Petit Âge glaciaire, période anormalement froide qui s’étale du début du XIVème siècle aux années 1850, est généralement également mentionné par les climato-sceptiques, bien que ses causes soient encore débattues par la communauté scientifique, contrairement au réchauffement anthropique actuel.

Les changements climatiques ont toujours existé et ce n’est pas si grave !

FAUX !
Il est vrai que la Terre a connu plusieurs périodes successives de refroidissement et de réchauffement. L’analyse des carottes glaciaires a ainsi permis de mettre en évidence que durant les 800 000 dernières années, des périodes glaciaires froides et des périodes interglaciaires chaudes ont alterné à peu près tous les 100 000 ans. Or ces variations sont des phénomènes naturels dont la vitesse de réchauffement et de refroidissement est beaucoup plus lente que le phénomène observé depuis 150 ans, en plus de posséder des causes bien différentes. Le Petit Âge glaciaire, période anormalement froide qui s’étale du début du XIVème siècle aux années 1850, est généralement également mentionné par les climato-sceptiques, bien que ses causes soient encore débattues par la communauté scientifique, contrairement au réchauffement anthropique actuel.

Quelques degrés ou centimètres de plus ou de moins, ça ne change rien !

FAUX !
De degrés en centimètres, d’hectares en centaines de mètres, le réchauffement climatique a des conséquences dramatiques sur la planète. En quasiment 100 ans, le Glacier d’Ossoue (France) a perdu 590 mètres et sa superficie s’est réduite de 64%, passant de 90 hectares en 1924 à 32 hectares en 2019. La date de migration de certains oiseaux transsahariens a été avancée de 6,5 jours ces 30 dernières années. Les vendanges en France ont lieu 15 jours plus tôt qu’il y a 40 ans. L’augmentation moyenne de la température en France métropolitaine est de +1,19°C sur la période 2000-2009 par rapport à la référence 1961-1990. Par ailleurs, selon les études du Giec, l’élévation du niveau de la mer au 21e siècle sera entre 0,29 à 0,59 m pour un scénario à faibles émissions de gaz à effet de serre et de 0,61 à 1,10 m pour un scénario à fortes émissions. Cependant, plusieurs études récentes basées sur des modèles, des évaluations d’experts et des évaluations nationales annoncent une montée des eaux bien supérieure, entre 1,5 et 2,5 m.

Un glacier qui disparaît au Groenland ne pourra jamais inquiéter la France !

FAUX !
Il existe même un effet papillon sournois et méconnu : le réchauffement climatique qui frappe notre planète fait d’abord fondre certains glaciers. Leur volume extérieur se retrouve évidemment et proportionnellement immergé dans les océans, favorisant ainsi la montée des eaux partout dans le monde. Mais ce n’est pas tout, ce phénomène entraîne localement un réchauffement de l’eau, de l’eau plus chaude qui se dilate et prend plus de place que l’eau froide, faisant une fois de plus augmenter le niveau de la mer. Résultat, depuis ces 100 dernières années, le niveau global de la mer a déjà augmenté de 20 cm. D’ici 2100, d’après les prévisions des experts, la hausse pourrait encore grimper de 1,10 m. En cas de fortes tempêtes, ce niveau aurait pour conséquence de mettre environ un million de Français les pieds dans l’eau et de ravager villes et villages côtiers.

La compensation carbone obligatoire permettra de revenir à la normale !

Pas toute seule. Elle est néanmoins l’un des leviers pour se diriger vers la neutralité carbone mondiale !

Les Accords de Paris ont incité 196 pays à limiter les émissions de gaz à effet de serre pour échapper à un réchauffement global de 2,7°C d’ici à 2100. Une politique de décarbonation a été mise en place sous l’appellation « Stratégie Nationale Bas-Carbone » (SNBC). Pour autant, chaque action individuelle comptera pour réduire l’empreinte carbone de l’Homme : trouver une alternative aux transports aériens, adopter un régime alimentaire durable, opter pour un fournisseur d’électricité verte ou de gaz vert, parvenir à une solution efficace en termes de résilience de l’industrie et bien sûr, continuer de financer des projets écologiques partout dans le monde ou chez nous. Chaque effort individuel est une avancée collective !

Les modèles climatiques sont trop sensibles au dioxyde de carbone et donc inexacts !

FAUX !
Il existe de nombreux modèles climatiques, allant des mécanismes spécifiques, comme la compréhension des nuages, aux Modèles de Circulation Générale (MCG) qui permettent de prédire le futur climat de notre planète. Si aucun modèle n’est sûr à 100% au vu de la complexité des phénomènes climatiques, la cohérence de résultats sur plusieurs modèles est à prendre très au sérieux. Quelques-uns ont été reconnus comme fiables et prédisent une augmentation de 2°C à 4,5°C sur notre planète d’ici 2100, soit une moyenne probable de +3,1°C. Par ailleurs, chaque modèle montre un réchauffement important lorsque du dioxyde de carbone supplémentaire est ajouté à l’atmosphère. En combinant toutes nos connaissances scientifiques sur les facteurs naturels (solaire, volcanique, aérosols et ozone) et anthropiques (gaz à effet de serre et changements d’affectation des sols) de réchauffement et de refroidissement, les conclusions démontrent que 100% du réchauffement observé depuis 150 ans est dû à l’activité humaine.

Pour absorber le CO2, il suffit de planter de nouveaux arbres partout !

VRAI ET FAUX !
Si les arbres sont de formidables puits de carbone, ils ne pourront jamais capter tout le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère à eux seuls. En outre, un arbre planté aujourd’hui ne pourra séquestrer efficacement du CO2 qu’après plusieurs années s’il n’est pas atteint prématurément d’une maladie, s’il n’est pas abattu par l’Homme et s’il échappe aux incendies. Heureusement, d’autres solutions alternatives et efficaces existent : les micro-algues, les carburants verts, les smart cities, les nouvelles énergies, etc.

Il est trop tard pour sensibiliser tout le monde aux économies d’énergies !

VRAI ET FAUX !
Une grosse partie de la population actuelle n’a effectivement pas été sensibilisée ni éduquée à l’économie d’énergie, à l’écologie et aux attitudes responsables, même si beaucoup d’entre nous tentent désormais de mieux se comporter. La solution est effectivement dans la pédagogie et cela tombe bien, car une initiative importante vient de voir le jour. L’École des Hautes Études de la Transition Énergétique (EHETE) a été créée par la fondation E5T (Énergie – Efficacité Énergétique – Économie – Environnement et Territoires) et l’IPAG. Quatre cycles de formations sont proposés sur les enjeux liés aux changements climatiques et l’urgence d’agir en matière de transition énergétique et écologique. Cette formation s’adresse aux décideurs, aux politiques, aux chefs d’entreprises, aux cadres et aux forces de vente. Les changements doivent venir de partout, de nous en tant qu’individus, mais aussi des structures, privées et publiques, afin que des actions concrètes de grande envergure puissent se multiplier.

Le réchauffement climatique est dû au soleil

FAUX, en grande partie !
Il est clairement établi que le soleil n’est pas la seule cause du réchauffement climatique qui menace la planète. Le forçage radiatif, c’est-à-dire la différence entre la puissance radiative reçue et la puissance radiative émise par un système climatique donné, est ce qui permet de comprendre les causes réelles du réchauffement. Le forçage radiatif dû aux cycles solaires est estimé à 0,1 W/m². Celui dû aux émissions d’origine humaine est de 3 W/m². La cause principale est donc bien l’Homme.

Sources

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